Mai à juin 1813

. Le 2 mai 1813 : Bataille de Lützen :

Se sont 80 000 français qui affrontent 110 000 Prusso-Russes. Ces derniers sont battus et retraitent de nouveau. C’est au cours de cette bataille que les régiments de marine (Artillerie de marine) du corps de MARMONT, sous la conduite des généraux BONNET et COMPANS, soutiennent avec la plus grande intrépidité, près du village de Starsiedel, les charges furieuses de la Garde Prussienne à cheval, soutenue par la cavalerie Russe de WINTZINGERODE. Les Artilleurs de marine formés en carré ne laissent apercevoir le moindre ébranlement « On eut dit des citadelles vivantes », contre lesquelles viennent se briser les charges Prussiennes et Russes.

Les Marins de la Garde, sous les ordres du Lieutenant de vaisseau (Capitaine) GRIVEL, entre temps nommé Capitaine de frégate (Chef de Bataillon), sont encore en marche et ne participent donc pas à la bataille. Sur la route ils rencontrent des Chasseurs à pied de la Garde dont un officier est chargé de donner les nouvelles épaulettes à GRIVEL. Ses 148 matelots sont attachés aux Sapeurs du Génie de la Garde, sous les ordres du général KIRGENER et son adjoint le Colonel BOISSONNET. Le général Prussien SCHARNHORST est mortellement blessé au cours des combats.

L’ennemi finit par s’installer solidement dans la ville de Bautzen, derrière la rivière La Sprée. Les pertes Françaises sont estimées à 18 000 hommes hors de combat.

Le général MAISON prend Leipzig.

. Le 4 mai 1813 :

Le Corps du Maréchal NEY marche sur Torgau et Wittenberg où il laisse des éléments de la 3ème compagnie du 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine. Le 7ème corps de REYNIER, comprenant deux divisions (la 32ème de DURUTTE et la 25ème Saxonne de SAHR), se présente devant Torgau dont la garnison est commandée par un général Saxon THIELMAN. Ce dernier refuse l’accès de la place à ses alliés Français. Informé, le roi de Saxe intervient pour faciliter l’entrée à Torgau du corps de REYNIER.

. Le 7 mai 1813 :

Le corps d’EUGENE bouscule celui de MILORADOVITCH qui voulait défendre Dresde.

. Le 8 mai 1813 : Arrivée de l'Empereur à Dresde.

. Le 10 mai 1813 :

Les troupes de la division CHARPENTIER, en avant-garde, franchissent l’Elbe sur le pont de Dresde, dont deux arches avaient été détruites. Les prussiens avaient effectués des réparations de fortune pour faciliter leur fuite, puis y avaient mis le feu. Le Colonel du génie BERTRAND, avec 3 compagnies de sapeurs (2 françaises et 1 italienne), reconstruisent en moins de 24 heures une arche provisoire à l’aide de madriers et d’échelles, et deux grands ponts de bateaux par des pontonniers et ouvriers de la marine.

. Le 11 mai 1813 : Torgau.

Le maréchal NEY fait son entrée dans la place forte et ordonne la construction d’un pont de bateaux à Belgern, suivant les prescriptions de l’Empereur.

. Le 12 mai 1813 :

Traversée de l’Elbe à Belgern.

. Le 19 Mai 1813 : Paris : Habillement des Ouvriers.

Par un courrier que le ministre DECRES expédie aux préfets des arrondissements maritime, il est question de l’habillement des Ouvriers du 8ème Bataillon, partis pour la Grande armée. Une partie des étoffes sont déjà arrivées pour confectionner les effets. En ce qui concerne les unités déjà en marche, des dispositions sont prises. 596 habits vestes et autant de pantalons ont été confectionnés par les soins du Directoire & Habillement à Paris, et ont été expédiés à Orléans puis remis aux ouvriers lors de son passage dans la ville le mois dernier. En outre, les hommes ont été munis d’une capote par les soins de l’Administration de la guerre. Il est précisé qu’il devient inutile de fournir, dès aujourd’hui, des paletots et pantalons de toile, qui seront inutiles pour la marche. Ces effets seront délivrés aux ouvriers des dépôts pour les travaux ordinaires des ports. (SHM 2E1 64, p. 103)

. Le 20 mai 1813 : Bataille de Bautzen :

L’Empereur en personne dirige l’action., ses forces sont d’environ 100 000 hommes, celles de l’ennemi est équivalente dont 7 000 cosaques. Les combats débutent vers 8H30. Les Français sont à Bautzen. Refoulé sur Wûrschen, ALEXANDRE renforce sa gauche et laisse BLÜCHER seul défendre sa droite. Dès le matin, les ouvriers de la marine et pontonniers sont employés à jeter plusieurs ponts sur la Sprée. Les troupes dont celles de NEY franchissent la rivière en plusieurs points et se rabat. Un détachement de 200 ouvriers en plein travail perd la moitié de son effectif au cours d’une charge surprise de la cavalerie Prussienne. D’autres jeunes ouvriers succombent à l’effort, pendant que la 3ème compagnie des Marins de la Garde dirigent les opérations sous le feu de l’ennemi. Des ponts de bateaux et de chevalets sont construits, d’autres réparés, les troupes françaises forcent le passage et les Marins de la Garde du général COMPANS escaladent les murailles de Bautzen qui sont emportées d’assaut. Les Marins du général BONNET, surtout ceux du 4ème d’artillerie de marine, toujours formés en carré, reçoivent de nombreuses charges de la cavalerie Prussienne sans bouger « d’un poil ». (Voir Artillerie de Marine). Après les batailles de Würtzen et Bautzen, les troupes françaises prennent leur quartier à Dresde. Les pertes françaises pour la journée du 20 est évaluée à près de 4 000 hommes. Celles des coalisés à 3 000.​

​. Le 21 mai 1813 : Bataille de Würschen (Bautzen suite) :

Vers 11H00, NEY arrive à Preititz avec une seule division de son 3ème corps, alors que les troupes entretiennent le combat afin de maintenir l’ennemi sur ses positions. Vers 14H00, l’attaque finale est déclanchée. Les divisions SOUHAM et DELMAS débouchent sur Klix et culbute les prussiens de BARCLAY puis s’arrête au lieu de tomber sur le dos de BLÜCHER. L’Empereur déclenche son attaque de font. Les alliés sont mis en déroute.

  • A 22H00 l’armée française prend ses bivouacs sur le champ de bataille. Les pertes totales françaises sont de 12 à 15 000 hommes hors de combat et abandonnent 800 prisonniers à l’ennemi. Les pertes russes sont de 11 à 15 000 tués, blessés et disparus.

. Le 22 mai 1813 : combat de Markersdorf :

Le grand maréchal du Palais est blessé mortellement au combat de Markersdorf, par un boulet qui tue le général KIRGENER près de lui.​

. Le 24 mai 1813 : La poursuite :

L’Empereur avance au-delà de la Neiss.

. Le 25 mai 1813 :

L’Empereur nomme CAULAINCOURT Grand Maréchal du Palais à la place de DUROC, tué le 22 mai dernier.

. Le 27 mai 1813 : Victoire de Liegnitz :

L’avance se poursuit au delà de la Kaltzbach et débloque la garnison de Glodau sur l’Oder.

. Le 28 mai 1813 : Siège de Glogau :

La place est tenue par une garnison française d’environ 5 000 hommes. Elle est bloquée depuis le 15 mars par les 8 000 hommes, 2 000 cavaliers et 20 canons du général russe SAINT-PRIEST. Les français sont sommés de se rendre, le 31 mars les batteries ennemies sont détruites au cours d’une sortie. Le 1er mai, le corps prussien attaque à l’improviste, sans résulta. Le 7 mai la garnison fait une sortie. Le 21 mai l’ennemi tente une second attaque pour détruire le pont à coup de canon. C’est un échec. L’artillerie de siège est rappelée à Breslau et dans la nuit du 27 au 28 l’ennemi se retire enfin, la place est débloquée.

. le 28 mai 1813 : Sprottau.

SEBASTIANI en marche vers Glogau avec le corps de VICTOR, défait des troupes prusso-russes, s’empare d’un important parc d’artillerie et fait près de 500 prisonniers.

. Le 1er juin 1813 : Breslau :

Les troupes de LAURISTON entre à Breslau.

. Le 2 juin 1813 :

Le 2ème Bataillon de l’Escaut arrive à Mayence. Plusieurs détachements d’Ouvriers sont détachés à Magdebourg pour être affectés aux travaux de forge et de charronnage où ils aident leurs collègues Ouvriers d’artillerie, en construisant ou réparant des affûts de canons. Puis, ils rejoignent l’escorte du parc d’artillerie à Halberstadt et passent sous le commandement du Génie (Colonel MOVILLARD), puis s’acheminent jusqu’au Quartier Général de Dresde pour travailler à la défense de la place.

Après la bataille de Lützen, l’Empereur est maître de l’Elbe, sur lequel les ouvriers et les marins s’évertuent à maintenir la navigation pour assurer les communications et le transports des approvisionnements. En aval de Magdebourg, les ouvriers construisent un pont à double tablier de plus de 500 mètres de long, reposant sur une rangée de bateaux et de chevalets.

. Le 4 juin 1813 : Signature de l’Armistice de Pleiswitz :

Pendant la durée de l’armistice, l’Empereur tient Dresde et plusieurs places sur l’Elbe, qui lui servent de bases principales pour ses futures opérations militaires. Il décide de faire évacuer sur Magdebourg, près de 16 000 malades et blessés qui encombrent la ville. Toutes les places fortes ou villes importantes situées sur les rives du fleuve sont approvisionnées en vivres, munitions, effets etc., toutes les opérations d’approvisionnement sont effectuées par les marins dont ceux de la Garde.

En raison de l’incapacité de l’administration à organiser les services de rouliers, par manque de chariots et de chevaux, c’est la marine qui reçoit la mission de convoyer armes et munitions sur les fleuves et rivières des Flandres et de Hollande. Des flottilles de bateaux (Lougres, Flambarts, Botters ou Skûtjes Hollandais) sont organisées, conduites essentiellement par des marins, mais aussi par des soldats ayant été formés au matelotage à l’époque du camp de Boulogne. Ces convois partent d’Anvers, sur l’Escaut, puis rejoignent la Meuse et le Rhin, passent par Hambourg et remontent l’Elbe, en approvisionnant les places de Magdebourg, Wittenberg, Torgau et Dresde. Ces voyages durent deux à trois semaines. Quelques canonnières, cotres et autres bateaux canonniers conduits par les 4ème et 17ème Bataillon des équipages de flottille assurent la garde de ces transports, qui sont parfois attaqués par des canonnières Anglaises au départ, puis par des bandes de cosaques, des paysans de la Landwehr, voire de simples brigands.

. Le 7 juin 1813 : Paris : Habillement des Ouvriers.

Lettre du Ministre de la Marine relative à l’habillement du 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires pour lesquels une commande de 600 habits et pantalons avait été faite pour être distribuée à Orléans. Cependant le nombre des soldats partis de Rochefort et de Bordeaux ayant été moins important que prévu, sur les 536 pantalons donnés à Orléans, 64 ont été jugés trop petits et ont été remplacés au dépôt de Mayence. Il restait, tant à Orléans qu’à Paris, 64 habits et 128 pantalons sans emploi, qui sont envoyés au dépôt d’Anvers pour le Bataillon qui s’y trouve…

Signé Duc DECRES. (SHM 2E1. 64, p.147)

. Le 18 juin 1813 : Siège de Hambourg et Lübeck :

Les villes de Hambourg et Lübeck sont mises en état de siège, les habitants ont l’interdiction de porter des armes ou d’en détenir sous peine de mort. L’Empereur ordonne l’évacuation de tous les résidants Anglais et l’arrestation de tous ceux qui resteraient sur le territoire de la 32ème division militaire.

Dresde est le pivot de tout le dispositif Français et l’Empereur y ordonne la construction de nombreux points de résistance. Il dit à plusieurs officiers présents dont le général ROGNIAT :

«- Allons messieurs du génie, mettez-vous à la besogne, remuez de la terre, abattez les arbres ; faites-moi des fossés, des palissades, et que votre art seconde l’activité de nos marches, en multipliant les moyens de résistance et de l’attaque ! » ROGNIAT qui insista sur l’adoption d’une proposition de plan de défense rétrograde, reçut l’injonction de ne prendre aucune initiative. L’Empereur lui dit :

« - Le commandant du génie ne commande pas l’armée ! Je ne vous demande pas de plans de campagne, n’en faites pas ! Contentez-vous d’entrer dans ma pensée pour mieux exécuter les ordres qui vous concernent. »

Il veut concentrer à Würzburg l’armée de Mayence sous les ordres d’AUGEREAU. Des colonnes mobiles partent de tous côtés pour prendre les corps ennemis qui restent sur la rive gauche de l’Elbe.

Les Russes fuient sur l’Oder en direction de Breslau, l’Empereur les suit de près, quand l’Autriche amène la signature d’une suspension d’arme.

. Le 24 juin 1813 : Pourparlers et négociations d’un armistice.

Le ministre Autrichien METTERNICH, arrive à Dresde pour rencontrer l’Empereur. Mais ce dernier est déjà parti pour Koenisbrück. Mais il doit revenir dans la soirée. En attendant il s’entretient avec le duc de BASSANO pour engager les pourparlers de paix. L’Empereur ne reçoit le ministre Autrichien que le lendemain 25. La rencontre est assez animée.

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