Septembre à octobre 1813 en Allemagne et Saxe

. Le 1er septembre 1813 : Deuxième siège de Glogau :

Le Général LAPLANE qui défend la place ne dispose que de 5 000 hommes de toutes nationalités. Il est assiégé par les troupes Russes du Général RISEN et les Prussiens du Général VON HEISTER, soit 21 000 soldats. (Voir siège de Glogau en annexe)

. Décret de réorganisation du corps des Ouvriers de la Marine. Rochefort.

Le corps des Ouvriers de la Marine est de nouveau organisé par un décret daté de ce jour.

. Le 2 septembre 1813 : Défense de Dantzig :

. Le 3 septembre 1813 :

L’Empereur marche contre BLÜCHER, il envoie NEY remplacer OUDINOT pour tenter de marcher sur Berlin.

. Correspondance de l’Empereur en date du 3 septembre à Dresde. (Lettre n°20514) :

« L’Empereur ordonne qu’il y ait dans la place de Meissen :

  1. 1 Officier général ou supérieur au grade de Major, qui commandera le château de Meissen et la tête de pont.

  2. 1 Commandant ayant le grade de capitaine ou chef de bataillon à la tête de pont.

  3. Mettre 8 pièces de canons (4 au château et 4 pour la tête de pont).

  4. Les ouvriers de la marine qui travaillent au rétablissement du pont, en cas d’attaque, serviront aux batteries.

  5. Jusqu’au rétablissement du pont, il y aura un pont de bateaux.

  6. Il y aura un bataillon français et un bataillon westphalien d’au moins 1 000 hommes.

  7. Les 1 000 hommes auront au moins 3 canons attelés, indépendamment de l’artillerie de la place.

  8. Il y aura toujours 300 hommes de service à la tête de pont (partie français, partie westphaliens).

  9. Prévoir un approvisionnement pour 1 000 hommes pendant un mois. Pour l’artillerie, 300 coups par pièces et 100 000 cartouches. »

. Lettre n° 20159. Toujours datée du 3 septembre à Dresde :

« L’Empereur ordonne au général SORBIER que l’armement du camp retranché de Dresde dont les 8 redoutes sur la rive gauche, soit à 10 pièces de canons chacun, représentant 80 bouches à feu, parmi lesquelles il faudrait au moins 8 obusiers et 8 pièces de 12.

Ces 80 bouches à feu pourraient se diviser en 2 de 40 (5 batteries), qui resteraient toujours dans les redoutes et 40 qu’on retiendrait dans la place.

Il lui demande de classer les redoutes en deux classes :

1ère classe : Redoutes à armer de 2 canons.

2ème classe : Redoutes de 4 pièces.

Il demande que des hommes de marine, des sapeurs et des ouvriers du parc soient tenus en réserve pour garder le parc. »

. Le 4 septembre 1813 :

BLÜCHER apprenant que l’Empereur est face à lui décide de se replier.

. Le 6 septembre 1813 : Echec de Donnewitz :

  • A 8H00 du matin : Le maréchal NEY se met en marche en direction de Dennewitz, ville située au Nord-Est de Wittenberg. Le 4ème corps est en premier, suivi du 7ème et du 12ème. La tête de l’immense colonne est soudainement attaquée par TAUENTZIEN (4ème Corps prussien) et BÜLOW (3ème Corps Prussien). Le 7ème corps de REYNIER tente de soutenir celui de NEY, mais subit la défection du corps Saxon de RABLOWITCH qui passe à l’ennemi. Les coalisés, renforcés par les réserves Suédoises de BERNADOTTE et les Saxons, obligent le corps de NEY, encombré par ses convois sur la route, à retraiter sur Torgau. Il a perdu dans ces combats, 8 000 hommes et 53 canons.

. Le 8 septembre 1813, au soir :

Alors que l’Empereur soupe en compagnie de MURAT, BERTHIER et GOUVION St CYR, un aide de camp lui apporte la nouvelle de la défaite de NEY à Donnewitz. Il se contentera de dire : « C’est un métier bien difficile que le nôtre ! » Les coalisés se montrent cette fois bien décidés à prendre l’offensive contre Napoléon. Pour cela il faut que l’armée de Silésie et celle de Bohême fassent leur jonction. L’armée de réserve russe de BENNIGSEN arrive à Breslau et relève BLÜCHER. SCHWARZENBERG effectue une nouvelle attaque contre les Français, qui échoue. L’Empereur reprend Dohna. NEY, très démoralisé, entre dans la place forte de Torgau pour y préparer la défense. Différents combats d’arrière garde ont lieu à l’approche de la ville.

. Défense durant le siège de Torgau :

. Le 9 septembre 1813 : Traité de Toeplitz :

L’alliance Austro-russo-prussienne est conclue, c’est un succès pour METTERNICH.

. Le 10 septembre 1813 :

L’Empereur repousse SCHWAZENBERG jusqu’en Bohême.

. Le 13 septembre 1813 :

SCHWARZENBERG contre attaque alors que BLÜCHER converge avec BERNADOTTE sur Leipzig par le nord.

. Le 15 septembre 1813 :

L’Empereur repousse WITTGENSTEIN venant de Bohême.

. Les Marins de la Garde dans les place de Dresde et Torgau en date du 15 septembre 1813 :

Parmi la garnison de Dresde, on compte 1 officier et 15 marins de la Garde, et dans celle de Torgau se trouvent 3 officiers et 114 marins de la Garde. Ils doivent assurer, malgré les combats, la protection des opérations de transports maritimes de vivres et de munitions entre Dresde, Meissen, Torgau et Magdebourg.

. Le 17 septembre 1813 : Rosslau et Acken :

BERNADOTTE fait construire par son génie, 2 ponts sur l’Elbe à Rosslau et Acken, entre le corps de NEY et Magdebourg.

La Bavière signe un armistice avec les Alliés.

. Le 22 septembre 1813 : Combat de Bischofswerda :

L’Empereur contre-attaque BLÜCHER qui se dirige vers la Haute Sprée. (Voir P. 138 Pigeard)

. Le 23 septembre 1813 :

BLÜCHER repasse précipitamment la rivière Sprée, l’Empereur renonce à le poursuivre davantage et se retire derrière l’Elbe pour y concentrer ses forces.

. Le 25 septembre 1813 :

BLÜCHER, rassuré, commence son mouvement de rapprochement avec BERNADOTTE et passe l’Elbe au sud-est de Wittenberg.

. Le 26 septembre 1813 :

SCHWARENBERG débouche en Bohême et se dirige sur Chemnitz. L’Empereur charge MURAT de l’arrêter alors qu’il songe aller au devant de BERNADOTTE et BLÜCHER.

. Le 28 septembre 1813 : Combat d’Altenburg :

Les cosaques de PLATOV et l’infanterie de KLENAU formant l’avant-garde de l’armée de Bohême rejettent la cavalerie française de LEFEBVRE-DESNOUETTES et lui font subirent d’importantes pertes, évaluées à près de 600 tués et blessés, 1 500 prisonniers, la prise de 3 aigles (8ème Hussards, 8ème Chasseurs à cheval et 19ème Dragons). Le régiment d’infanterie de Bade perd 8 officiers et 408 hommes. Les coalisés comptent 200 hommes hors de combat.

. Le 2 octobre 1813 :

BLÜCHER passe l’Elbe en face de Wartenburg.

. Le 3 octobre 1813 :

BERNADOTTE passe l’Elbe à Rosslau, à l’Est de Wittenberg. NEY est contraint de se replier sur Delitsch à 15 km au Nord de Leipzig. YORK attaque les positions françaises sous les ordres de MORAND à Wartenburg qui se défendent bien, mais l’engagement tourne à l’avantage des coalisés suite à la défection des Wurtembergeois.

. Le 4 octobre 1813 :

BERNADOTTE refoule NEY et passe l’Elbe près de Dessau. C’est maintenant l’avant garde de l’armée de Bohême qui marche sur Leipzig en remontant la Mulda et entre dans Chemnitz malgré une forte résistance de LAURISTON.

. Le 4 octobre 1813 : Siège de Torgau :

La place de Torgau commence a être cernée par les Prussiens du général WOBESER et prépare sa défense. Les ouvriers et marins s’activent sur les fortifications.

. Le 8 octobre 1813 : Traité de Ried :

La Bavière signe un traité avec les alliés.

. Le 9 octobre 1813 : France. Appel à la conscription :

L’Empereur fait appel à 160 000 hommes, par anticipaztion, de la classe 1815 et rappel 120 000 hommes des classes 1808 à 1814. L’angleterre donne 500 000 livres à l’Autriche pour continuer son action contre la France.

. Le 10 octobre : Victoire de DÜBEN :

Alors que le corps de BLÜCHER s’apprête a serrer de flanc celui de BERNADOTTE, NEY enfonce les troupes de LANGERON et BERTRAND refoule celles de SACKEN, il décide de se regrouper afin de continuer l’avance sur Leipzig. BERNADOTTE et ses Suédois ne songent plus à repasser l’Elbe pour le moment.

. Le 11 septembre 1813 :

L’Empereur ordonne à NEY de détruire tous les ponts sur l’Elbe afin de couper la retraite de BERNADOTTE..

. Le 12 septembre 1813 :

L’Empereur qui se prépare à affronter BERNADOTTE, apprend le refoulement et la retraite des troupes de MURAT par SCHWARZENBERG. Il renonce à son offensive pour ne par être tourné par l’armée de Bohême.

. Le 13 septembre 1813 :

L’Empereur prépare la concentration de ses forces et rappelle MACDONALD de Wittenberg. Il décide de se rendre à Leipzig.

. Le 14 octobre 1813 : Arrivée de l’Empereur à Leipzig :

Dès qu’il arrive dans la ville, l’Empereur va saluer le roi de Saxe avec lequel il s’entretient un moment. Puis il se dirige sur Reudnitz et fait monter ses tentes à Galgen. Les nouvelles sont mauvaises, il vient d’apprendre la trahison des Bavarois. Le roi Maximilien de Bavière, pour sauver son royaume, déclare la guerre aux côtés des coalisés. Le général Bavarois DE WERDE, ancien des campagnes de l’Empire, ne va pas hésiter à marcher contre ses anciens camarades. Les forces Françaises sont d’environ 120 000 hommes et 90 000 autres hors de combat dans les hôpitaux. Dans la soirée, il réuni ses lieutenants.

Les 2ème et 4ème d’Artillerie de marine défendent toute la journée le village de Möckern, mais les 1er et 3ème combattent en terrain nu.

. Combat sur la route de Dresde à Leipzig :

. Le 15 octobre 1813 : Réunion de tous les coalisés devant Leipzig.

Toutes les armées alliées forment un demi cercle autour de Leipzig. Elles comptent 160 000 hommes. BLÜCHER marche droit sur la ville . BERNADOTTE remonte la Saale vers Lützen.

. Le 16 octobre 1813 : Bataille de Wachau (Sud-est de Leipzig):

La journée du 16 va être marquée par quatre combats simultanés.

. La Bataille de Wachau (Au sud) : Menée par l’Empereur en personne qui contient SCHWARZENBERG et le refoule sans le rompre .

. La Bataille de Möckern (au nord) : Opposant MARMONT à BLÜCHER où le 1er Régiment du corps impérial d’Artillerie de Marine perdra son Aigle (Porte Aigle MUTEL). Les Artilleurs de marine du 2ème Régiment (colonel DESCHAMPS) et du 4ème (Colonel ROUVROY) mènent des assauts magnifiques qui finissent par faire renoncer BLÜCHER.

. La Bataille de Lindenau (A l’ouest) :

GIULAY l’Autrichien et contenu par BERTRAND et MARGARON, chargé de défendre cette partie de Leipzig.

. La Bataille de Dölitz :

Elle oppose le corps de MERVELD au général LEFOL. Après de furieux combats, la bataille s’achève vers 17H00 de l’après midi, la nuit commence à tomber, les troupes restent sur leurs positions. L’ensemble des combats a coûté aux Français près de 20 000 hommes hors de combat et environ 30 000 aux forces coalisés.

. Le 18 octobre 1813, Bataille de Leipzig ou Bataille des Nations :

L’Empereur rejette tous les assauts de SCHWARZENBERG sur Probstheida, mais à Paunsdorf, une division Saxonne lancée contre BERNADOTTE se retourne contre les Français. Les cavaliers de NANSOUTY et les canons de DROUOT ralentissent à grand’peine la nuée coalisée.

Durant la bataille qui fait rage, la division LAGRANGE, formée de soldats de Marine et d’Espagnols, se couvre de gloire. Malgré ses efforts, la supériorité numérique des coalisés est maintenant écrasante. Vers le soir l’armée de BERNADOTTE débouche au nord, celle de BENNIGSEN rejoint SCHWARZENBERG au sud avec 50 000 hommes de troupes fraîches. L’Empereur est contraint d’envisager la retraite, ses munitions commencent à manquer, près de 50 000 coups de canons ont été tirés, il n’en reste que 16 000 dans les parcs d’artillerie, soit à peine deux heures de combats. Cependant il veut tenir en respect les Alliés et resserre ses positions autour de la ville.

. Le 19 octobre 1813 : Le Pont de Leipzig :

Dès le matin, alors que les troupes françaises se replient par la route d’Erfurt, les coalisés attaquent de toute part, il s’ensuit de terribles combats de rue sans que l’un ou l’autre camp l’emporte. Alors que les Français passent l’Elster sur le grand pont qui était préalablement miné par le Génie, un caporal de ce corps, placé à ce poste, croyant l’instant arrivé, prend l’initiative de mettre le feu aux poudres et fait sauter l’ouvrage avec tous ceux qui passent dessus. Toutes les troupes de l’arrière-garde (MACDONALD, PONIATOWSKI, LAURISTON et REYNIER sont désormais prisonnières dans la ville, soit près de 20 000 hommes. Ils se battent jusqu’à la dernière limite de leurs forces. Certains parviennent à passer la Pleiss et l’Elster à la nage (Dont MACDONALD) ou à gué, d’autres comme PONIATOWSKI sont blessés durant la traversée et périssent noyés. Cette bataille coûte 20 000 hommes à l’armée française et 30 000 prisonniers dont 23 000 blessés, 250 canons et de grandes quantités de matériels sont abandonnées. Les pertes coalisées sont considérables et évaluées à 80 000 hommes hors de combat, dont 8 généraux tués et 11 autres blessés.

. Le 23 octobre 1813 : Erfurt.

L’Empereur réorganise ses troupes pour regagner le Rhin. Il ordonne à GOUVION St CYR de sortir de Dresde afin de rallier les garnisons de Torgau, Wittenberg, Magdebourg et les amener à Hambourg où DAVOUT se trouverait à la tête de 100 000 hommes. MURAT quitte l’armée prétextant de ramener des renforts de Naples.

. Le 26 octobre 1813 : Fin du Royaume de Westphalie.

Le Roi Jérôme qui avait envisagé de s’allier à la coalition pour conserver son royaume, se ravise et évacue Cassel.

. Le 29 octobre 1813 : Combat devant Hanau :​

. Le 30 octobre 1813 : Bataille de Hanau :

L’Empereur défait le corps Autro-Bavarois qui prétendait lui barrer la route.

​. Le 31 octobre 1813 : Route de Hanau :​

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