Équipage de Haut Bord et de Flottille (partie I)

Depuis l’antiquité, la Marine eut toujours recours à des unités d’infanterie constituant la principale troupe armée d’un navire de guerre. Cette infanterie ne prend le titre de « marine » qu’en 1622, lorsque le Cardinal de Richelieu fonde un corps de 100 compagnies ordinaires de la mer, chacune d’elle commandée par un lieutenant de vaisseau et non plus un officier de terre. Puis en 1623 est formé le Régiment « La Marine » en amalgamant toutes les compagnies ordinaires de la mer. Puis, en 1626, le Régiment du Havre ; 1636, le Régiment des Isles (sic) ; 1640, le Régiment des Navires, le Régiment Royal Marine et le Régiment Amiral en 1669. Celui des Vermandois voit le jour en 1671. Plus tard encore, en 1690 sont créées les Compagnies franches d’infanterie qui deviendront Compagnies franches de la marine jusqu’en 1792. De nombreuses unités sont créées, transformées ou dissoutes. Cependant les soldats composant ces unités ont une singulière particularité, la polyvalence, étant tour à tour, canonniers, marins et fantassins.


Le Corps royal des canonniers-matelots est dissout le 14 juin 1792. Le même jour un décret décide la création de quatre régiments d’infanterie et deux d’artillerie de marine, mettant ainsi un terme à l’expérience des « soldats-marins ». Par un décret du 28 janvier 1794, l’artillerie et les régiments d’infanterie de marine sont supprimés et englobés dans les bataillons de volontaires nationaux afin de fournir des « marins » au service des navires de la République. Cette mesure provoque d’énormes problèmes d’organisation. En effet, comment des fantassins qui n’ont jamais mis les pieds sur un bateau, peuvent-ils, tour à tour, servir le canon, comme les artilleurs de marine ou faire les manœuvres comme les marins ?



Le 25 octobre 1795, le gouvernement, fait marche arrière et décrète la formation d’un corps d’artillerie de marine de 7 demi-brigades (Voir article « Artillerie de marine »). Après 1795, il n’existe plus aucune infanterie dite de marine. Seuls, les artilleurs de marine, forment la garnison « armée » des navires et sont équipés, en conséquence, d’armes légères d’infanterie. A terre, ils forment souvent les garnisons des ports et des fortifications côtières, en compagnie de troupes coloniales en outre mer.



En octobre 1791, les 6 régiments coloniaux sont supprimés et transformés en régiments de ligne à deux bataillons qui prennent rang à la suite du 105ème. Ainsi le Régiment du Cap devient 106ème Régiment de ligne, celui de Pondichéry n°107, Ile de France n°108, Martinique n°109 et Guadeloupe n°110. Ils prennent plus tard l’appellation de demi-brigade. (Voir article « Régiments coloniaux »).

Tout marin compris dans les registres de l’inscription maritime de la République, c’est à dire susceptible de servir à bord des navires de l’armée navale, qu’il soit navigateur, pêcheur en mer, de côtes ou de rivière, et dépendant d’un arrondissement maritime, peut-être ainsi réquisitionné pour une campagne militaire. Selon la loi du 28 octobre 1795, Il existe quatre classes de marins : les célibataires, les veufs sans enfants, les hommes mariés sans enfant et les pères de famille. Les hommes de plus de 50 ans sont exemptés de toute réquisition pour le service de la marine.



Jusqu’en 1805, chaque vaisseau de guerre possède une troupe d’infanterie de ligne qui à l’occasion, participe aux manœuvres basses. Il y a donc sur les navires de guerre de la République, du Consulat et du début de l’Empire, des marins, des artilleurs de marine et des fantassins de ligne. Cette situation bâtarde ne durera pas. D’autre part, les guerres terrestres réclamant toujours plus de soldats, il est décidé de former des unités typiques de « marine » pouvant se substituer aux troupes de ligne, tout en conservant leur spécificité de marins. Selon les besoins, elles doivent combattre tant sur mer que sur terre et ne dépendre que du corps de la Marine.



Déjà en 1803, l’amiral GANTEAUME écrit qu’il faut substituer l’institution des classes, pour un nouveau système de recrutement. Il propose : « … que chaque vaisseau eût un fond d’équipage permanent auprès duquel les recrues apprendraient rapidement le métier de marin ». En 1805, Napoléon s’occupant de reconstruire une Marine nationale, désorganisée après la Révolution, tient compte de l’idée de l’amiral et entreprend une refonte complète de la flotte et plus particulièrement des équipages. C’est l’objet de divers décrets parus de 1806 à 1808, qui créent tout d’abord les Bataillons de Marine Impériale, dont les hommes sont recrutés dans les départements du littoral. L’organisation de ces bataillons, écrit Napoléon à son ministre, « est le seul moyen de pouvoir former aujourd’hui des équipages ».


Les « Régiments de Marine » de 1806, deviennent « Bataillons de Marine Impériale » en 1808 (décret du 2 mars 1808), puis « Bataillons de Haut-Bord et Bataillons de flottille » dont la composition reste à peu près la même, seuls ceux, appelés « de flottille » arment des petits bâtiments. En 1810, ils prennent le nom de : « Équipages de Haut-Bord et de flottille », mais ce n’est qu’une nouvelle dénomination des bataillons qui n’est effective qu’en 1811. Tous ces équipages, aux dires de certains contemporains, sont bien entraînés et les conscrits s’amarinent vite, parce qu’ils naviguent beaucoup. C’est une véritable école de marins, dit-on ! En 1812 le système est de nouveau modifié, il n’y a plus, en principe, que des « Équipages de Haut Bord » dont les matelots passent à tour de rôle sur des bâtiments de plus petits tonnages. Toutefois le terme « Équipage de Flottille » sera toujours usité jusqu’à la fin de l’Empire. Cette organisation, rigide et plus militaire, est un peu contestée par les cadres de la Marine. Cependant, elle a mis de l’ordre dans « le Grand Corps », car la discipline à bord des vaisseaux devient plus formelle et cela se voit même dans la vie quotidienne à bord.

1804

ÉQUIPAGES DE LA MARINE

1804 – 1808


. Le 5 mai 1804 : Journal Militaire officiel :

Cet arrêté impose désormais un uniforme aux matelots servant sur les bâtiments de guerre. C’est un pas vers la militarisation des marins, bien difficile à faire appliquer selon les témoignages du temps. Les matelots d’alors ne possèdent qu’un trousseau d’effets plus ou moins réglementaire depuis 1801. Il déteste être assimilé à un soldat, même visuellement. Toutefois le système s’impose selon la volonté de l’Empereur. L’arrêté donne le détail des distinctions de spécialité et une description très succincte des vêtements qui se composent pour l’essentiel d’un paletot, d’un pantalon, tous deux de drap bleu, et d’un chapeau rond.



. Distinction des grades et spécialités : (Arrêté du 5 mai 1804)

pour en savoir plus, direction l'uniformologie

1806

LES RÉGIMENTS DE MARINE

Décret du 15 octobre 1806


. Le 15 octobre 1806 :

Par décret du 15 octobre 1806, sont formés 5 régiments de Marine chargés de la défense des ports et arsenaux.

Chaque régiment compte 2 bataillons à 6 compagnies pour les vaisseaux à 3 ponts et 5 compagnies pour les vaisseaux à 2 batteries et les frégates.

Sur un état nominatif des officiers dépendant de l’arrondissement maritime de Rochefort en date de « 1808 », on trouve à la rubrique « Régiment de Marine de Rochefort », (4ème régiment), les noms suivants :

1807

. Le 28 juillet 1807 : Petite information.

Le brick LE LYNX , commandé par le Lieutenant de vaisseau LARGENT rentre dans le port de Rochefort, après un combat contre les anglais, qui a fait 16 tués et 21 blessés parmi l’équipage.


Les Régiments de Marine disparaissent pour former les Bataillons de Marine.

1808

BATAILLON DE LA MARINE IMPÉRIALE

Décret du 2 mars 1808

Malgré la direction en chef de La Grande Armée dans toute l’Europe, l’Empereur continue ses réformes pour améliorer sa Marine. Après les importants revers maritimes d’Aboukir (1798), de Trafalgar (1805), confirmés (plus tard) par l’attaque de l’escadre de Rochefort par des brûlots en rade de l’île d’Aix (1809) puis du combat dans la rade des Basques (1810), il comprend désormais toute l’importance de posséder une puissance navale suffisamment forte pour s’opposer à l’imposante flotte britannique. Il ordonne la construction, dans tous les arsenaux de l’Empire, de nombreux vaisseaux, frégates et autres navires de guerre, puis de militariser d’avantage les équipages en transformant le comportement des marins qui deviendront aussi des « soldats ». Les différents régimes qui suivront ne modifieront rien à ce principe.



. Décret du 2 mars 1808 :

Conformément aux souhaits de l’Empereur, ce nouveau décret prescrit la création de 50 Bataillons de Marine Impériale destinés à constituer les équipages de 50 vaisseaux (nombre théorique). Chaque bataillon doit composer l’équipage d’un vaisseau de ligne de 74 canons ou deux frégates. L’Inscription maritime ne pouvant fournir assez de personnels aux demandes de la marine, il est fait appel à la Conscription. Les bataillons ainsi formés sont organisés comme les troupes de terre. Le même jour un second décret ordonne la formation immédiate des 31 premiers bataillons de marine impériale.



. Décret du 1er avril 1808 :

Cet autre décret détaille l’organisation sur la division en compagnies des bataillons de marine impériale, la solde, l’uniforme, la masse et l’administration. Un bataillon compte en principe 500 officiers et soldats dont 150 hommes de recrutement ou de classe (Inscrits maritimes) et 150 soldats (de garnison).



. Décret du 7 avril 1808 :

Il ordonne la formation de 5 bataillons de flottille, en prescrit l’uniforme et le mode d’administration, calqué sur celui des bataillons de marine impériale, mais devant embarquer sur les navires, tels que frégates, bricks, etc. (Voir Bataillons et Equipages de Flottille)



. Le 7 avril 1808 : Dépêche du ministre de la marine relative aux couleurs distinctives de 3 bataillons.



. Le 14 avril 1808 : Lettre du ministre de la marine DECRES à l’amiral MISSIESSY en date du 14 avril 1808 (Extrait) :

« Monsieur le contre-amiral, vous trouverez ci-joint des exemplaires du décret impérial du 2 mars, portant création de 50 bataillons de la marine impériale, dont chacun est destiné à former l’équipage permanent d’un vaisseau de 74. (…) La création des équipages permanents est une conception de l’Empereur. Sa Majesté a pensé qu’il était du plus grave inconvénient que ses capitaines et officiers de vaisseau fussent privés de l’avantage qu’ont les chefs des autres armes de connaître d’avance et d’avoir exercé eux-mêmes ceux qu’ils doivent conduire aux dangers et à la gloire. Elle a voulu que chaque équipage fût organisé de manière que son élite regardât ses vaisseaux comme sa propriété, en y trouvant une existence fixe et des avantages graduels qui ne dépendissent que des services bien appréciés. Sa Majesté se promet de cette institution une noble émulation entre les divers équipages et, dans chaque équipage, cet esprit de corps qui établit entre les individus une solidarité de mérite, de courage et de distinction. »



. Le 28 avril 1808 :

  • Circulaire en date du 28 avril 1808, relative à une erreur dans le décret du 1er avril :

« Monsieur, je m’empresse de vous prévenir au nom du ministre qu’il s’est glissé une erreur typographique dans l’impression du décret impérial du 1er avril 1808, relatif à la division en compagnies des bataillons de la marine impériale, leur solde, uniforme, masse et administration.

Le 3ème paragraphe de l’article 8 - concernant le chapeau – doit être supprimé. Je vous prie de vouloir bien en faire l’observation à MM. Les chefs de corps. »

Le chef de la 1ère division, signé FORESTIER

  • Observations de CRC1(R) M. LE COUSTOUR (correspondant) de Toulon :

Cette circulaire est particulièrement intéressante parce qu'elle nous révèle que le texte du décret du 1er avril publié au recueil des lois a été modifié par rapport à sa mouture originale. Que contenait donc ce 3ème paragraphe qui a été supprimé ? Actuellement rien ne permet de le dire. Les archives disponibles au SHM de Toulon ne contiennent rien d’autre que le texte modifié.

(Archive du port de Toulon. Documents de CRC1 (R) M. S. LE COUSTOUR)



  • Organisations des Bataillons de Marine Impériale :

Selon le décret impérial daté du 2 mars 1808 au Palais des Tuilerie, il est créé 50 bataillons de Marine Impériale, pour servir à l’équipage de 50 vaisseaux de 74 canons.

  • Art. 1er : Il sera formé, pour le service de notre marine, 50 bataillons entretenus, qui prendront le nom de « Bataillons de la Marine Impériale ».

  • Art. 2ème : Chacun de nos bataillons de la marine impériale forme l’équipage permanent d’un de nos vaisseaux de guerre de 74 canons.

  • Art. 3ème : Chaque bataillon de notre marine impériale se compose comme suit :


. Formation du grand complet d’armement d’équipage d’un vaisseau de 74 canons, et effectif de l’équipage du vaisseau armé :

  • Art. 4ème : Dès que nous aurons donné l’ordre d’armer un de nos vaisseaux, nous désignerons celui de nos bataillons de la marine impériale qui doit le monter ; il lui sera aussitôt fourni par l’inscription maritime, et dans les classes ci-dessous indiquées, le nombre d’hommes qui suit :

Art. 5ème : Il sera de plus affecté à chacun des vaisseaux dont nous aurons ordonné l’armement, une garnison composée de 2 officiers, 100 sous-officiers et soldats, soit 102 hommes.


Concernant les dépôts des bataillons, l’article 7 du titre III indique que les hommes du bataillon sortant des hôpitaux ou qui n’ont pu s’embarquer pour quelque raison que ce soit, les apprentis marins provenant de la conscription, les détachements qui auront été débarqués etc. se rendront au port où sera le dépôt principal du bataillon. Il sera établi dans chaque port un officier supérieur commandant le dépôt du bataillon affecté à ce port.




L’article 9, titre IV, précise que les 50 bataillons sont placés comme suit :


1- Brest : Les 2 bataillons du Régiment de Brest (1806) seront incorporés et classés dans ces bataillons. Le bataillon dudit régiment qui n’est point embarqué, sera compris dans les 4 bataillons de marine qui doivent être immédiatement formés conformément à l’article 1er.

2- Toulon : Une dépêche en date du 17 août 1808 donne des informations quant à l’uniforme de ce bataillon.




Conformément au décret formant 50 bataillons de marine impériale, il est stipulé à l’article 1er, titre I, du décret n°8, qu’il sera procédé à la formation immédiate des 26 premiers bataillons, répartis comme suit :

Levée de la conscription pour le service de la Marine :


Les hommes du recrutement proviennent essentiellement des départements du littoral, les soldats sont fournis par un régiment amateloté au vaisseau. L’organisation des bataillons de Marine, écrit NAPOLEON à son ministre, est « le seul moyen de pouvoir former aujourd’hui des équipages ». L’article 6ème, titre II, indique que : « toute la réserve de la conscription de 1809, dans la moitié de la France du côté de l’ouest, sera réservée pour fournir 6 000 conscrits, qui seront distribués entre les différents bataillons de la marine impériale à raison de 150 par chacun des équipages de vaisseau, les 4 bataillons de Brest exceptés, auxquels il ne sera pas fourni sur la présente levée ». Tous les conscrits arrivés aux dépôts des corps seront rangés dans la classe des apprentis marins et parviendront ultérieurement aux classes supérieures et à tous les grades de la marine, d’après le mérite de leur service. Ils seront habillés selon l’uniforme du bataillon et exercés sans délai au canonnage, au maniement du fusil, à la nage des embarcations, et à toutes les manœuvres des vaisseaux. Ils seront également immatriculés sur les contrôles du corps, avec désignation de leur âge, lieu de naissance, jour d’arrivée au corps, et signalement.

Les enseignes et aspirants pris dans l’inscription maritime, reçoivent des commissions temporaires, dont l’effet cesse du moment qu’ils ne sont plus employés dans l’équipage. La dénomination de Maître et Aide-Calfat, dans les équipages, est supprimée. Ces fonctions sont désormais attribuées aux Maîtres et Aides-Charpentiers de vaisseau, cette profession devant embrasser tout ce qui concerne la solidité du bâtiment.

Le grade de Quartier-Maître est temporaire. Ils sont choisis par le capitaine du vaisseau pendant l’armement, parmi les matelots de 1ère classe. Ils sont révocables à la volonté du capitaine, s’il juge qu’ils n’ont pas la fermeté, l’expérience et l’activité nécessaires pour remplir leur service, ou la conduite convenable pour se faire respecter des matelots. Le capitaine du vaisseau choisit également ses gabiers, et les change à volonté. Il en arrête la liste au nombre de 26, dans le courant du premier mois où le vaisseau a mis à la voile.

Tous les matelots d’un équipage de vaisseau doivent être canonniers. Il est ordonné à tous officiers commandant un vaisseau, de procéder eux-mêmes à l’instruction de leurs équipages dans la manœuvre du canon, comme il est prescrit par les règlements des 27 mai 1806 et 23 mars 1807, arrêtés à ce sujet.


Organisation de la division en compagnies des bataillons de la marine impériale :

Selon le décret du 1er avril 1808, chaque bataillon se compose d’un état-major et de quatre compagnies.




ETAT-MAJOR :

Les deux premières compagnies se composeront de 120 hommes chacune répartis comme suit :

Capitaine de Cie (Lieutenant de vaisseau), Lieutenant de Cie (Enseigne de vaisseau), Ou Lieutenant de Cie (Aspirant), Sergent Major (Second Maître), Sergent (2) (Contre Maître), Caporal Fourrier (1)(Quartier maître Ecrivain), Caporal (4)(Quartier Maître), Matelots 1ère Classe (15), Matelots 2ème Classe (28), Matelot 3ème Classe (28)



Les deux secondes compagnies se composent chacune de 119 hommes répartis comme suit :

Total du bataillon à 4 compagnies : 478, plus les officiers : 491



Les grades seront ceux en pratique dans l’artillerie de marine, à savoir :

  • Capitaines » de compagnie :

  • Ils seront pris parmi les 4 plus anciens lieutenants de vaisseau.

  • Sont « Lieutenants » :

  • Les 2 Enseignes de vaisseau seront « Lieutenants ».

  • Les 2 plus anciens Aspirants du bataillon rempliront le service de « Lieutenant » de compagnie.

  • Sont « Sergents-Majors » :

  • Les Seconds Maîtres de manœuvre et les 2 plus anciens Seconds Maîtres Canonniers.

  • Sont « Sergents » :

  • Le 3ème Second Maître Canonnier,

  • 2 Aides Timoniers,

  • 2 Aides Charpentiers,

  • 2 aides Voiliers,

  • Les plus anciens Seconds Maîtres de manœuvre.

  • Sont « caporaux » :

  • 2 Contres-Maîtres,

  • 14 quartiers-Maîtres.


Le capitaine (Lieutenant de vaisseau) de chacune des compagnies doit proposer au commandant le bataillon (Capitaine de vaisseau ou Colonel), 2 hommes de sa compagnie qui prendront les fonctions de « Caporaux fourriers ».



. Le 1er mai 1808 : Formation du 44ème Bataillon de Marine. (3E3 40)



. Circulaires, lettres et dépêches diverses relatives à l’uniforme :


. Le 12 juin 1808 : Dépêche relative aux uniformes des bataillons de la marine impériale (extrait & tableau) :

« Cette dépêche ne fixe que les couleurs distinctives accordées aux bataillons dont la création a été décidée en mars précédent. Elle permet cependant d’observer :

- Que les dispositions arrêtées par le décret du 2 mars (article 9) ne sont pas respectées,

- Que le nombre de bataillons initialement fixé à 50 devrait passer à 55 (dont 5 à Lisbonne qui ne verront jamais le jour) »

(Observation de CRC ( R ) M. S. LE COUSTOUR, port de Toulon)

pour en savoir plus, direction l'uniformologie

1809

. 1809 : Affectation de matelots et d’ouvriers de la Marine dans la Garde Impériale.

. Contrôle nominatif de la compagnie de Marins provenant du port de Rochefort, incorporé à Vienne en 1809, dans les Marins de la Garde et dans le 44ème Bataillon de Flottille Impériale.(SHM Rochefort Série 2E 1 47)

Affectation des bataillons sur les bâtiments de la flotte et port d’attache au 10 juin 1809 :

(Archive du port de Toulon 1 E2 18. Document fourni par M. CRC (R) LE COUSTURE)

C de V : capitaine de vaisseau

C de F : capitaine de frégate

L de V : lieutenant de vaisseau

« Approuvé le 5 juin 1809 par le ministre de la marine et des colonie. »

Signé DECRES


Sources : Port d’attache de 28 équipages de Haut-Bord en juillet 1810 selon « Napoleon’s Sea Soldiers » (Ed Osprey) P. 21


Liste des commandants des bataillons de Marine Impériale : 1809

ÉQUIPAGES DE HAUT-BORD & DE FLOTTILLE

1810 – 1815

Décret du 11 septembre 1810

Généralités :


Pour des raisons assez obscures, il est décidé de changer la dénomination des Bataillons de marine impériale en Équipage de haut bord et de flottille.



. Le 1er janvier 1810 :

Nota : Dans les archives du port de Rochefort, une note en date du 1er janvier 1810 stipule qu’il est demandé de faire un état nominatif des officiers des bataillons de marine impériale des 4ème, 15ème, 16ème, et 17ème . Il est inscrit en marge « Transmis le 12 janvier 1810 ».


Affectation des Équipages de haut bord à compter de juillet 1810 :

Source: « Napoleon’s Sea Soldiers » (Ed Osprey 1990) P. 21


. Le 11 septembre 1810 : Décret impérial :

Il modifie la dénomination des Bataillons de Marine en Équipages de Haut Bord & de Flottille qui devra être effective le 1er janvier 1811.



. Le 16 octobre 1810 :

Lettre de Paris le 16 octobre 1810 : (Extrait relatif au décret du 11 septembre 1810.

« Par article de ce décret, les bataillons de marine créés par le décret impérial du 2 mars 1808 prendront la dénomination d'Équipages de Haut Bord. Il n’a été apporté aucun changement dans le mode d’administration et de comptabilité des bataillons de marine qui reste déterminé conformément aux règlements en usage. »



. Le 19 novembre 1810 :

Lettre du ministre DECRES au préfet maritime d’Anvers en date du 19 novembre 1810 :

« Je vous ai fait connaître par plusieurs de mes dépêches les couleurs qui avaient été adoptées pour l’uniforme des bataillons de la marine impériale et de flottille déjà organisés. Sa Majesté ayant ordonné, par son décret du 11 septembre 1810, la formation d’équipages de haut bord et de flottille, et les bataillons devant, à compter du 1er janvier prochain (1811), prendre cette dénomination, je vous adresse un nouvel état indiquant la couleur des liserés, parements, collets et pattes d’épaulettes qui devront être arrêtés pour les équipages de haut bord et de flottille qui sont ou seront ultérieurement organisés. Je vous ferai connaître incessamment ceux qui devront se former dans votre arrondissement. »


Nota : Les couleurs sont celles du tableau précédemment indiqué. (voir uniformologie)

(Archive du Port de Toulon. Document fourni par M. LE COUSTOUR)




Il existe désormais 64 Equipages de Haut-Bord répartis comme suit :


  • 18 en Méditerranée dont 3 à Venise.

  • 7 à Rochefort.

  • 5 à Lorient.

  • 2 à Brest.

  • 3 à Cherbourg.

  • 22 à Anvers

  • 7 au Texel


Si l’on ajoute les 22 Équipages de flottille (dont 2 Hollandais) aux 64 Équipages de Haut-Bord , la Marine compte 86 Équipages représentant un effectif de 59 000 Hommes.

1811

. 1er janvier 1811 :

Conformément au décret du 11 septembre 1810, tous les Bataillons de Marine prennent officiellement le nom d’Équipage de Haut Bord et de flottille.


. Les numéros d’équipages existants sont :

N°1, 2, 3, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 19, 20, 21, 22, 24, 30, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53.


. N° des équipages considérés sans effectif :

4, 7, 10, 17, 18, 23, 25, 26, 27, 28, 29, 31, 41, 42, 43, 44, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60.



. le 11 février 1811 : Paris. Correspondance de l’Empereur :

Lettre adressée au Duc de FELTRE. Lettre dictée à MÉNÉVAL :

« Témoignez ma satisfaction au Duc de RAGUSE de l’envoi qu’il a fait des 400 marins et le complément de l’équipage du vaisseau Le RIVOLI. »



. Février 1811 : Paris. Correspondance de l’Empereur au duc de FELTRE :

L’Empereur demande l’identité de l’auteur des disposition relatives à l’organisation du 5ème Régiment du général Plauzonne qui a embarqué sur les vaisseaux L’AUSTERLITZ et Le MAJESTUEUX. La compagnie des grenadiers qui s’y trouvent sont complètement désorganisées.

(Nota : Ce qui laisse entendre qu’il y a toujours des fantassins de ligne sur les vaisseaux)



. Le 1er mars 1811 : Des matelots des 15ème et 16ème Équipages étant à bord du vaisseau Le REGULUS sont incorporés dans le 17ème Équipage. (Réf. SHM 3E2 491 à 670).

(Nota : Devront-ils changer d’uniformes pour avoir les couleurs distinctives du 17ème, ce qui est douteux !)



. Le 16 mars 1811 : Décret de restructuration du Corps des Marins de la Garde.



. Le 5 avril 1811 : Paris. (lettre n°17 572). Infanterie embarquée.

L’idée de revenir à la formation d’infanterie embarquée sur les vaisseaux malgré la formation des équipages, suit son cours , car une lettre de l’Empereur adressée au duc de FELTRE, sous la dictée du secrétaire MÉNÉVAL, indique:

« Je vous ai demandé depuis longtemps un projet pour former dans chaque régiment de ligne une compagnie de garnison de vaisseau qui prendrait le n° 2 dans le 5ème bataillon. »


Uniformes des Equipages de Haut Bord :

Concernant les uniformes des équipages de haut bord, les témoignages, textes, sources historiques, iconographies et interprétations de plusieurs auteurs divergent considérablement. La description des uniformes ci-dessous est indiquée à titre indicatif.



. Le 8 juillet 1811 : Suite à de nombreuses plaintes provenant des ports, les quelques shakos distribués sont déjà retirés du paquetage des marins au profit du

traditionnel chapeau en cuir bouilli, ou en feutre gommé verni, dit « à la matelote », sur lequel plusieurs types d’ornements métalliques sont fixés (banderoles, plaques à l’ancre en losange, à l’Aigle dont celui du modèle 1812 qui semble être attribué au Capitaine de Vaisseau SOLEIL, du 35ème HB), cocarde nationale sur le devant ou le côté gauche de la coiffure, tenue par une ganse dorée. Ces Mesures sont confirmées le mois d’août suivant. Seules quelques unités faisant campagne à terre conservent le shako plus protecteur lors des combats (Espagne, Portugal, Allemagne, Autriche et Russie). Les matelots en campagne dans les mers et océans lointains n’appliqueront aucune de ces mesures et conserveront leurs tenues habituelles jusqu’à leur retour en France.

pour en savoir plus, direction l'uniformologie


. Le 18 juillet 1811 : 50 conscrits réfractaires sont incorporés dans le 17ème Bataillon (Équipage) , 100 rejoignent le 6ème Bataillon (Équipage), suivis de 67 autres en octobre. Le 41ème en reçoit 50 le 3 décembre.



. Le 31 juillet 1811 : Décret portant organisation des équipages des 6ème, 13ème et 17ème Équipages de Haut bord. (SHM 2E1 – 75, correspondance du 19 août 1811)

. Le 16 septembre 1811 : Restructuration du bataillon des Marins de la Garde : Voir article « Marins de la Garde ». (Voir le 16 mars 1811)


. Le 2 novembre 1811 : ( SHM 2E1-101)

Décret du 22 août 1811 portant formation au port de Rochefort de trois équipages de Haut-Bord : les 29ème , 41ème et 42ème .


. Le 1er octobre 1811 : (2 E1 56 – n°79)

Correspondance du Ministre au Préfet Maritime de Rochefort. Les équipages suivants seront affectés sur les vaisseaux :


  • 28ème Equipage : Le Foudroyant

  • 29ème Equipage : Le Triomphant .

  • 41ème Equipage : L’Océan.

  • 42ème Equipage : Le Jemmapes.

  • 43ème Equipage : 2 compagnies : Frégate La Circée.

  • 19ème Equipage : 2 compagnies : Frégate La Saal.


Le 4ème Equipage destiné à la frégate l’Aréthuse, actuellement en construction, sont destinés à servir, en attendant, sur la frégate l’Arianne et le vaisseau l’Andromaque où ils seront en subsistance à Nantes puis à Rochefort. (Enseigne de vaisseau FREMINVILLE)

1812

La Marine compte maintenant 76 Équipages de Haut-Bord et 24 Équipages de flottille.

. Le 1er Janvier 1812 :

.13 février 1812 : Affectation de matelots vers le Bataillons des Marins de la Garde Impériale.


Lors de la restructuration du corps des Marins de la Garde (Décret du 16 septembre 1811), le ministre DECRES adresse des instructions, par lettre en date du 13 février 1812, au Vice Amiral GANTEAUME, alors Colonel des Marins de la Garde. Il lui demande, qu’en exécution d’un ordre de l’Empereur datant de janvier, 99 matelots de 1ère et 2ème classe provenant des Équipages de Haut Bord, devront être dirigés sur Paris afin de compléter la 6ème compagnie des marins de la Garde, dont seuls les cadres existent.

Ces 99 hommes auront au moins 5 pieds, 3 pouces de hauteur, saints, robustes et d’une conduite régulière. Ils sont choisis dans les ports suivants.


Ceux de Cherbourg arriveront à Paris le 19 février, ceux de Brest le 2 mars, ceux de Rochefort le 3 mars et ceux de St Malo le 23 mars. Ils seront conduits à leur arrivée à la caserne du Mont blanc, rue de Clichy.


. Le 16 juillet 1812 : Un courrier du ministre indique : « … qu’aux dires du Préfet de la Dordogne, il règne parmi les marins du quartier de Bergerac, un esprit d’insubordination qu’il est urgent de réprimer. Certains marins ont déserté quatre fois et ont déclaré qu’ils recommenceraient toujours ». Il est ordonné de juger les quelques meneurs et de les conduire par la Gendarmerie à Anvers où ils seront consignés sur un vaisseau de l’escadre. (SHM 2E1 60, p.4)


. En août 1812 : Le RUBIS se trouve à Nantes, et compte 45 hommes du 19ème de Flottille, dépendant de Rochefort.

Uniformes des marins en 1812 :

Une lettre du ministre adressée au Préfet Maritime de Rochefort, indique :

« Monsieur, il m’a été adressées des réclamations sur l’inconvénient d’employer, dans l’uniforme affecté aux marins des équipage de haut bord, des couleurs autre que le bleu impérial. On assure que la plus grande partie des couleurs distinctives ne tardent pas à s’atténuer tant par l’action de l’air de la mer, que par la nature des travaux dont les marins sont constamment chargés de faire et qu’en peu de temps l’habillement présente un aspect désagréable. Il arrive aussi par suite des mutations qui ont lieu d’un équipage dans un autre, que l’on aperçoit une bigarrure choquante dans l’habillement des hommes ou que le changement de cette partie de l’uniforme entraîne un accroissement de dépense pour la masse. Cette considération me détermine à proposer à l’Empereur, de supprimer la couleur distinctive employée dans l’habillement des marins et de décider qu’il sera désormais entièrement en drap bleu impérial. En attendant la décision de SM, vous devez ordonner aux corps de ne plus employer de couleur autre que le bleu impérial dans la confection des paletots (sic) et je préviens le Directoire d’Habillement de cette disposition afin qu’il suspende à l’avenir tout envoi de drap de couleur. Il est entendu que les uniformes en service ou déjà confectionnés, seront employés tels qu’ils sont, seulement, le drap de couleur qui existerait encore en magasin, sauf avoir été mis en confection, pourront être vendus et le produit en sera affecté à la masse d’habillement. Veuillez bien donner connaissance de la présente dépêche aux conseils d’administration qui se trouvent dans votre arrondissement.

Signe DECRES.

(SHM 2E1 60, p.163)

pour en savoir plus, direction l'uniformologie

1813

Un décret daté du 18 mars 1813 supprime normalement les 24 équipages de flottille qui sont désormais tous dénommés de « Haut-Bord », les matelots devant, normalement, passer tour à tour sur les différents bâtiments. On dénombre désormais 100 Équipages de Haut-Bord (76 de HB + 24 de l’ex flottille). En réalité il restera toujours des équipages de flottille, puisqu’au port de Rochefort, les 14ème (Capitaine de Vaisseau Baron DELARUE De La PREARDIERE) et 19ème (Capitaine de Vaisseau MAISTRAL) ont leurs dépôts.


Dans le courant de l’année, de nombreux marins provenant d’Espagne et plus particulièrement ceux évadés des prisons de Cadix, arrivent progressivement au dépôt de Rochefort. Ils sont mis à la disposition du Contre amiral JACOB pour être répartis sur l’escadre, d’autres sont détachés vers l’armée de terre, en Italie et en Allemagne, pour renforcer des bataillons de Pontonniers et d’Ouvriers.



. Le 1er janvier 1813 :

Le Préfet informe le ministre qu’il existe dans le magasin général de Rochefort des ballots contenant du drap bleu et de nombreux effets qui avaient été préparés en 1811 pour le 5ème Équipage de Haut Bord, dont l’organisation n’a pas eu lieu. On compte à l’inventaire :




. Décret du 27 janvier 1813 : Il est relatif à l’incorporation de marins de haut bord et de flottille dans les bataillons de Pontonniers. Les critères d’incorporation sont d’avoir au moins 22 ans d’âge, 5 pieds et 3 pouces de taille. Avoir au moins 12 mois d’embarquement, savoir nager et manier l’aviron. 30 conscrits du 19ème de Flottille (classe 1811) sont incorporés dans le 1erBataillon de Pontonniers de Strasbourg. (SHM 2E1 63, p.55)



. Le 16 février 1813 : Le Ministre demande que le vaisseau l’Océan, les Frégates l’Agile, l’Angélique, les Brick Le Renard et le Généreux et les canonnières n° 171,184, 186 et 191, soient désarmés. (SHM 2E1 63, p.59)

A Bayonne, sont également désarmés La Frégate La Coquette et les Balaous n°5 (Enseigne de Vaisseau BEGON) et le n° 8.



. Mars 1813 : Les corps de marine stationnés à Rochefort sont :

13ème, 17ème, 28ème, 29ème, 41ème, 42ème, 43ème Haut Bord, 19ème de Flottille et 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine.



. Le 18 mars 1813 : Le Ministre écrit au Préfet Maritime de Rochefort (SHM 2E1 63, p.148) :

« … que l’Empereur vient d’arrêter la répartition des conscrits de classes 1812 à 1814, qu’on lève en ce moment en Hollande et dans les cantons littoraux de l’Empire pour le service de la Marine. Celui de Rochefort compris pour 1490 hommes qui devront être incorporés », savoir :

. Mai 1813 :

Source : SHM 2E1 64 n°102. Lettre de DECRES le 13 mai 1813.


Armement :

. Le 4 octobre 1813 :

Le dépôt de l’arsenal de Rochefort, vient de percevoir 459 fusils provenant du 14ème Equipage de flottille, qui doit se rendre à Nantes. Il est constaté que ces armes sont en mauvais état et la dépense évaluée pour leur réparation se monte à 846 F.


En octobre 1813 on trouve sur les bâtiments, les équipages suivants :

Par décision de l’Empereur en date du 6 octobre 1813, confirmé par le décret du 25 novembre, il est ordonné que le 2ème Équipage de Flottille (43ème de flottille), revenu d’Espagne, sera organisé en équipage de haut bord à 5 compagnies, sous le numéro 90. Il sera destiné au vaisseau Le REGULUS.


Etat Major :

. Le 24 décembre 1813 :

Une lettre du ministre signale que 250 marins Hollandais des équipages d’Anvers sont dirigés sur Rochefort pour être répartis sur l’escadre. (SHM 2E1 66, p.20)

1814

On dénombre maintenant 110 équipages, chacun ayant un effectif théorique de 700 à 900 hommes, soit environ 100 000 hommes de marine. En réalité ce nombre ne sera jamais atteint.



. En janvier 1814 :

Chaque équipage compte 120 hommes (Marins–Artilleurs) par compagnie. Certains combattrons durant la campagne de France autour de Paris (Le 9ème de HB).



. Le 4 janvier 1814 :

Le ministre ordonne au Préfet d’envoyer 200 marins à Bayonne, sous les ordres du général THOUVENEAU, pour compléter un armement de canonniers. Ces marins seront fournis par les équipages de l’escadre de l’Amiral JACOB. Les officiers proviennent du 42ème équipage de Haut Bord et du 19ème de flottille qui sera complété de 600 conscrits originaires du Pays Basques et de Belgique. Parmi la petite flottille de Bayonne se trouve la corvette La SAPHO.

Information à vérifier : RIPEAU de MONTAUDEVERT (Corsaire). DELTRI de PAUGE ( ?), capitaine de frégate, commandant les forces maritimes de Rochefort.



. Avril 1814 :

2ème Division de Flottille de la Gironde.

. Défense de Berg-Op-Zoom (Hollande) :

Le Lieutenant CODERQ commande 400 marins pour défendre la place. (Voir détail)

A la première restauration, l’amiral MALOUET, devenu ministre de la marine de Louis XVIII, s’empressa de licencier les équipages de Haut Bord en date du 10 mai 1814.


1815

Dès le retour de l’Empereur aux affaires de la France, les équipages de Haut Bord sont rétablis par de ministre DECRES. L’organisation des équipages est différente de celle des années 1808, 1811 et 1813. Il n’est plus question d’armer une flotte de vaisseaux, dont la plupart sont désarmés dans les ports et arsenaux de l’Empire, mais bien pour former de nouveaux bataillons d’infanterie, fussent-ils de … marine.



. Le 24 avril 1815 : Une lettre du ministre demande, sur le champ, qu’un modèle de paletot en drap bleu impérial, qui existe en ce moment dans les magasins des ports, soit fourni aux ateliers de confection.



. Le 24 avril 1815 : Décret sur la formation de 40 équipages. (SHM Rochefort 2E1 733)

Formation de 40 Équipages de Haut-Bord, chaque équipage comptant 5 compagnies de fusiliers, une compagnie de Grenadiers et une compagnie de Voltigeurs. Deux équipages rassemblés forment un régiment. Les Ouvriers Militaires en excédents dans les bataillons du Génie Maritime pourront être admis dans les équipages et seront répartis dans les classes de matelots et d’apprentis maris en fonction de leur grade.

Ceux des matelots désignés pour faire partie des compagnies d’élite de Grenadiers et Voltigeurs, devront être de constitution robuste et les plus intrépides du corps. D’autre part, choisir pour les voltigeurs les meilleurs tireurs.



. Le 24 avril 1815 : Extrait du décret impérial :


Art. 7ème : Armement.

« L’armement de nos équipages de haut bord sera :

  • Un fusil et un sabre pour tous les sous-officiers, caporaux, grenadiers et voltigeurs.

  • Un fusil pour les marins des autres compagnies.

  • Un sabre pour les tambours.

  • La buffleterie sera noire et la giberne pareille à celle de l’infanterie.

  • L’habillement sera le même qui a déjà été décrit ».



. Le 26 avril 1815 : Décret sur la composition d’un équipage, hors état major, comprenant :

  • Adjudant sous officier

  • Tambour Major

  • Maîtres (Armurier, Tailleur, cordonnier)

  • Sergent Major

  • Sergents

  • Caporaux Fourriers

  • Caporaux

  • Matelots (1ère, 2ème et 3ème classe)

  • Apprentis marins

  • Tambours.



. Ce même jour, le 26 avril 1815 : Il est ordonné la formation de 20 régiments de marine avec les 40 équipages de haut bord, répartis comme suis :

Chaque régiment comptera :

  • 1 Major

  • 1 tambour Major (Ce qui semblerait indiquer une musique par unité, assez surprenant dans ce contexte d’économie et de crise de recrutement)

L’ensemble du corps représente théoriquement 29 880 hommes (officiers compris)


. Le 14ème Régiment de Marine (27ème & 28ème Haut Bord), dépôt de Rochefort:



. Le 15ème Régiment de Marine (29ème et 30ème HB), dépôt de Rochefort :

. Le 16ème Régiment de Marine (31ème et 32ème Haut Bord), dépôt de Rochefort :


[Fait à Paris le 6 mai 1815, signé Duc De Crès.]



Un équipage doit se composer de 6 compagnies, dont une de Grenadiers et une de Voltigeurs, les 4 autres étant de fusiliers.


Un capitaine de frégate (Major) commande un équipage (Ex bataillon)

Un capitaine de vaisseau (Colonel) commande deux équipages (Régiment)


Conseil d’administration :

Le Conseil d’administration des régiments de Marine comprendra :

Colonel (Capitaine de Vaisseau), Major (Capitaine de frégate), Quartier Maître (1er Équipage).

Quartier Maître (Second équipage), Capitaine (2) (Lieutenant de Vaisseau), Sous officier (Sergent Major).




Lorsque les équipages seront séparés à plus de 3 journées de marche du régiment, il sera formé un conseil d’administration éventuel composé de :




. Le 3 mai 1815 : Envoi à l’Amiral BONNEFOUX du décret sur l’organisation et la répartition de 40 équipages de haut bord appelés à la défense de nos ports. (SHM 2E1 76)




. Le 12 mai 1815 : Le ministre préconise au préfet d’utiliser tous les ouvriers du magasin général et du bagne pour confectionner les effets des équipages, et en priorité ceux des grenadiers, voltigeurs et escouades d’artillerie. (SHM 2E1 73 – n°157)




. 15 mai 1815 : Lettre du Ministre DECRES au préfet BONNEFOUX indiquant qu’il avait donné, le 11 courant, des ordres dans les ports, pour avoir à Rochefort des objets nécessaires à l’armement des équipages de marins, savoir : (2E1 73 – n°178)

. INFORMATIONS DIVERSES 1815 :

. Le 9ème Régiment de Brest : Durant les derniers jours de l’Empire, on constate quelques incidents entre royalistes et marins du 9ème qui se trouvent au fort LALATTE à St Malo.




. Le 14ème Régiment de Rochefort : En juin 1815, son effectif est approximativement celui d’un bataillon. Quatre officiers du 14ème en garnison à l’Ile d’Aix se proposent d’aider l’Empereur à fuir vers l’Amérique en attaquant avec des chasses-marées les vaisseaux anglais dans la rade de l'Île d’Aix. Napoléon les remerciera et déclinera cette solution. Plus tard ces quatre officiers seront destitués et rayés des contrôles de la marine par Louis XVIII.

Informations & documentations consultables aux Archives de la Défense, département Marine à Rochefort :

Rôles d’équipages Série 3E :

13ème Bataillon de Marine 1808-1813-1815.

28ème, 29ème de Haut bord.

41ème de Haut Bord 1811 – 1814

42ème de Haut Bord 1811 – 1814 (licencié en 1814)

43ème de Haut Bord 1812 – 1814

90ème de Haut Bord (44ème de flottille – 2ème de flottille) 3 volumes (343 33, 34, 32, 45,46)

90ème de HB en 1814.

19ème Équipage de flottille 1811 – 1812 - 1813 - 1814 (licencié en 1814) 4 volumes

19ème Équipage de flottille (3E3/04, 3E3/05, 3E3/06)

Contrôle du 19ème de flottille en 1812

13ème Équipage de HB en 1813.

14ème Équipage de flottille 1812,1813

15ème de Marine 1815.

15ème bataillon de marine : 1808, 1809, 1813, 3 volumes

4ème bataillon de marine 1809 - 1810

7ème et 8ème bataillon de marine 1809

29ème de Haut Bord 1812

17ème Équipage de HB 1809 – 1810 – 1811

13ème Équipage

42ème Équipage 1811

6ème Équipage de HB 1810-1811-1812

15ème Régiment de Marine 1815 (3E3/08)

15ème Régiment de marine devient 30ème Équipage de ligne 1815.

RÉGIMENTS DE MARINE

1813 – 1814

Régiments des arrondissements maritimes

1/- 1er et 2ème Régiment de Brest (1813 – 1814) :

Campagne de France 1814 :

2/- 1er et 2ème Régiment de Cherbourg : (1813 – 1814) :

3/- 1er et 2ème Régiment de Anvers : (1813 – 1814) :

à venir



4/- Régiment du Texel : (1813 – 1814) :

à venir


5/- 1er et 2ème Régiment de Toulon : (1813 – 1814) :

En 1813, le 1er Régiment de Marine est commandé par le Colonel (Capitaine de Vaisseau) Jean-Jacques MAGENDIE (1766-1835). Formé à Toulon, le 1er régiment compte, au 8 juin 1815, près de 512 officiers et marins, soit l’effectif d’un bataillon.



6/- Régiment de Rochefort : (1813 – 1814) :


Campagne de France 1814 :

Liste partielle des officiers et matelots :

ÉQUIPAGE DE FRÉGATES

Ile de France 1810

Le 15 juillet 1810, afin de combattre les forces d’invasion Anglo-Indiennes sur l’Ile de France, le Général DECAEN organise un bataillon provisoire de marins à 4 compagnies. Il est formé de matelots appartenant aux frégates La VENUS, La MANCHE et L’ASTROLABE, alors à Port-Napoléon (ex Port-Louis) dans l’Ile de France. (Peut-être 15ème Équipage de HB)


Le 7 août, un arrêté prescrit le port d’un uniforme particulier confectionné avec des effets et du drap pris sur place.


Uniforme :

Paletot à deux rangées de 9 boutons et pantalon de nankin de nuance jaune, gilet rouge, chemise blanche. Guêtres courtes grises ou jaunes. Buffleterie blanche et chapeau de marin à la matelote avec cocarde nationale soutenue par une ganse dorée sur le côté gauche de la coiffure.


Cet équipage combattit, en compagnie de troupes coloniales, les forces d’invasion anglo-indiennes en novembre et décembre 1810.

ÉQUIPAGES DE FLOTTILLE *

Décret du 30 juillet 1805


Généralités :


Au début du Consulat, on envisage de renouveler une précédente expérience du passé en créent une flottille de petits bateaux à fond plat, marchant à voile et avirons, pour transporter une armée d’invasion contre l’Angleterre. Des sommes énormes sont engagées pour construire cette flottille. Pour exemple parmi tant d’autres, l’arsenal du Havre entreprend la construction de 2 canonnières de type espagnoles. DECRES demande à l’amiral GRAVINA, commandant une escadre espagnole au mouillage à Brest, de suivre et d’accélérer les travaux de construction de ces canonnières. Le 10 mars 1801, la flottille légère de Boulogne se compose de 12 divisions, portant 30 000 hommes, représentant le corps de débarquement. Elle prend en 1803 le nom de « Flottille Nationale » et peut transporter maintenant 150 000 hommes et 8 600 chevaux. L’Inspecteur général de la flottille est l’ingénieur FORFAIT sous les ordres de LATOUCHE-TREVILLE.

Le coup de force de NELSON les 15 et 16 août 1801 contre la Flottille Nationale à Boulogne, fut un cinglant échec pour la Marine Britannique qui perdra de nombreuses embarcations, dont 8 navires coulés et 4 autres pris à l’abordage, et causant la perte de 340 marins dont 45 officiers. Seuls 34 marins Français seront tués.

La Paix d’Amiens oriente maintenant l’activité des chantiers vers les grands armements que réclament les expéditions coloniales. En 1803, A la rupture de la Paix, les efforts les concentrent de nouveau sur l’armada d’invasion. Ils sont stimulés par l’enthousiasme de la commission de la flottille nationale qui traite systématiquement avec tous les entrepreneurs privés pour la construction de canonnières, telles celles de Lorient. De 1801 à 1805, sont construites 300 chaloupes canonnières pontées, mâtées en chasse-marée (3 mâts) portant 10 à 15 avirons de chaque bord, 2 canons de 24 ou de 18 et des pierriers sur fourche. Il existe plusieurs types d’embarcation : Prames, bateaux canonniers, péniches, transports « troupes, écuries, artillerie ou matériels). Les chantiers navals et les manufactures redoublent d’efforts, encouragés par les « dons patriotiques », comme sous la Révolution. Les souscriptions viennent au secours des caisses de l’Etat. La ville de Paris finance 90 chaloupes canonnières. En juillet 1805, entre Etaples et Ostende sont construite 2198 embarcations prêtes à franchir la mer avec 160 920 soldats, dont 21 000 marins et 8 745 chevaux.


Une chaloupe canonnière est commandée par un Enseigne de vaisseau secondé de 2 officiers mariniers, 1 maître canonnier, 2 aides canonniers et 15 matelots auxquels peuvent s’ajouter 30 hommes d’infanterie avec 1 lieutenant et 1 sous officier d’artillerie.


* Dans les archives le nom de flottille est parfois orthographié avec un seul T « Flotille ».

suite partie 2

SOURCES:

Livres:

  • René Chartrand, Napoleon’s Sea Soldiers , Osprey Publishing, 1990, p.21

Archives:

  • Archives de la Défense, département Marine de Rochefort

  • Archives de la Défense, département Marine de Rochefort, rôle des équipages série 3E

  • SHM 2E1 64 n°102. Lettre de DECRES le 13 mai 1813.

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