L'histoire de la cartouche

LA CARTOUCHE SOUS LE PREMIER EMPIRE



Aujourd'hui nous allons vous proposer un petit cours sur les cartouches sous le premier empire.



LA CARTOUCHE DE FUSIL

Le papier utilisé par les fabricants de cette période était en papier (le plus courant) mais aussi en soie ou en peau d’animal très fine, séché et imbibé de nitrate de potasse. Pour le papier, il choisissait un grammage fin, dont le plus recherché était celui de Bâle, en Allemagne de 30,48 cm sur 40,62 cm (12 * 16 pouces). Ils pouvaient y découper 12 cartouches, même s’ils en réalisaient généralement 10 à cause des déchirures du papier. Cela donnait environ 100 000 cartouches pour 35 rames. Quant au mandrin qui servait à rouler les étuis, il mesurait 17,78 cm de long et avait un côté au bout arrondi pour ne pas se blesser à la main et l’opposé est creusé à 1/3 du diamètre de la balle.


Les fabricants les rassemblaient par paquet de 15 cartouches.



LA GARGOUSSE

La gargousse sera à la taille du calibre du canon dans un papier épais. Ils se servaient d’une feuille entière pour une gargousse et uniquement pour les calibres 32, 16 et 12. En dessous de ces derniers, une demi-feuille suffit. Son mandrin était creux et assez long pour retirer le papier collé. Puis, ils le mettaient à sécher au soleil ou près d’un poêle.

Les gargousses terminées (étuis chargés) sont assemblées par paquet de 25.



LES ATELIERS

Dans les ateliers de confections, on y trouvait 10 hommes dont : 6 pour roulaient les étuis, 2 pour les remplir, 2 pour les empaqueter. Un des hommes coupait à l’aide d’un couteau le papier. Puis, il prenait ce papier, le mandrin et la balle. Il enveloppe la balle ancré dans le mandrin. Il écrasera l’extrémité où se situe la balle dans une cavité creusée dans la table après avoir replié les bords. Il passera la cartouche à celui qui remplit. Il fermera la cartouche au plus près de la charge, puis passera la cartouche à celui qui forme le paquet. Ils pouvaient réaliser jusqu’à 8 000 cartouches dans une journée de 10h de travail. Après la « réforme » et la hâte pour la fabrication de cartouches et de gargousses, ils n’encollaient plus le papier.



L’UTILISATION

Au moment de charger l'arme, on déchirait la cartouche avec les dents puis on versait un peu de poudre dans le bassinet. Le reste de la cartouche, étuis comprit, était introduit (sans vilain jeu de mot) dans la bouche de canon. C'est ce qu'on appel l'avant charge.

Les premiers à l'utiliser étaient les Américains pendant la guerre civile. Avec les avancées, la cartouche est composée en 1866 d'une douille métallique et d'une enveloppe en papier.


Si vous êtes intéressé, nous pourrions aussi parler de l’origine et du prix des éléments des cartouches, de la charge et de leur « empaquètement ».



Source :

  • Caiti P.A., Les cartouches militaires : utilisées par les polices et les forces armée de 1866 à nos jours, éditions de Vecchi, 1983.

  • De Scheel (capitaine au corps d’artillerie en Dannemarc), Mémoires d’artillerie, contenant l’artillerie nouvelle, ou les changements faits dans l’artillerie françoise en 1765, deuxième édition, Chez Magimel, Paris, an 3 de la République (entre 1794 et 1795)



EN BONUS ! Le petit tutoriel dessiné pour la fabrication de vos propres cartouches ! A réaliser avec du papier machine actuel. Préférez un grammage d'au maximum 80g (le mieux est du 40 ou du 60g).



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