Autriche, juillet 1809

. Le 1er juillet 1809 :

  • 3h00 du matin : L’Empereur se lève et convoque ANDREOSSY pour qu’il surveille étroitement VIENNE et fasse préparer les hôpitaux et hôtels pour recevoir les blessés. Il porte ensuite son quartier général dans l’île de Lobau, qui a été nommé, par les ingénieurs, « Ile Napoléon », les gens de sa maison y dressent la tente impériale. Une autre petite île, qui bat de ses feux le village d’Enzersdorf, porte le nom du « Duc de Montebello » (Lannes). Elle est armée de 10 mortiers et 20 pièces de 18. Une troisième, qui porte le nom « d’île Espagne », compte 6 pièces de position de 12 et 4 mortiers. Plus loin, sur la droite, « l’île Alexandre » porte 4 mortiers, 10 pièces de 12 et 12 pièces de position de calibre 6. Toute cette artillerie n’avait qu’un but, détruire en deux heures de temps le village d’Enzerdorf en chasser l’ennemi et détruire les ouvrages fortifiés. Celle de l’île Alexandre devait battre la plaine afin de protéger le déploiement de nos ponts.

  • 4h30 : l’Empereur monte à cheval, escorté de deux hussards et d’un peloton de dragons de la Garde, et se rend à Kaiser-Ebersdorf. Il inspecte des défenses de l’île, passe des troupes en revue, inspecte et s’attarde sur plusieurs chantiers et va discuter familièrement avec les soldats, matelots et ouvriers présents. On manque d’ancres pour fixer les bateaux, les forges de campagne ne peuvent en fabriquer, peu importe, des ordres sont envoyés et c’est l’armée d’Italie qui en livre 60, très appréciées des pontonniers. Des fours à pain sont construits par les ouvriers maçons de l’administration, afin de nourrir la troupe. L’intendance multiplie les réquisitions dans la région, des bœufs, des provisions et de la farine amenés de Hongrie, viennent s’entasser au milieu de l’île. Du vin et de la bière, provenant des caves de Viennes, sont largement distribués aux soldats.

Il observe ensuite le passage de 3 bataillons, quand un aide de camp, arrivant « vente à terre » lui annonce des mouvements de troupes chez les autrichiens. Il passe le fleuve est se renseigne auprès de MASSENA, qui le rassure. Il veut tout de même se rendre compte par lui-même et se rend à l’observatoire du 4ème corps, qui se trouve sur une hauteur en face d’Essling, constitué seulement d’une grande échelle.

La première brigade de la division LEGRAND, a traversé le fleuve et abordé par surprise, deux postes autrichiens qui y cantonnent. 223 hommes sont pris. Des grenadiers hongrois arrivent à la rescousse, le général LEDRU a le cou traversé par une balle, on le ramène pour se faire panser. Les français se dégagent à la baïonnette après avoir testé les défenses autrichiennes.

. Le 2 juillet 1809 : Ile Napoléon (Ile Lobau) :

L’Empereur consulte ses cartes et prend quelques dispositions. Si l’ennemi l’attend sur les anciens passages d’Essling, il va donc tourner l’autrichien par sa gauche, en débouchant en force par Mühlleiten et en se rabattant ensuite sur Breitenlee. Conformément aux instructions de l’Empereur à MASSENA, son 1er aide de camp, le Colonel Escorches de SAINTE-CROIX, passent avec 2 500 hommes (Grenadiers de la ligne) dans l’île du Moulin, en face du village d’Enzensdorf, où, à proximité, cantonne un régiment croate. Attaqués à l’improviste ils sont repoussés jusqu’au village fortifié. L’île, fortifiée et armée, est jointe à la rive gauche par un petit pont. Les défenses françaises sont consolidées par une flèche baptisée « Redoute Petit » en souvenir du général de brigade PETIT, tué le 3 juin dernier à la prise du pont de Presbourg, une autre, en cours de construction, se nomme « Redoute Essling ».

L’ordre est donné de détruire le village de Gross-Enzersdorf. Les canonniers, servants les pièces de 24, tirent si bien, qu’au 10ème coup, un incendie se déclare et embrase les toitures. Les habitants et les soldats autrichiens envoyés par le général NORDMANN tentent, en vain, d’éteindre ces incendies et vont s’abriter derrière les vieux remparts de pierres et de briques. L’archiduc, surpris de cette attaque, dégarnit aussitôt son aile gauche à Enzersdorf pour renforcer son aile droite à la grande satisfaction de l’Empereur.

. 23h00 : L’Empereur dicte des ordres pour le passage des troupes. Il prévoit le début de la bataille pour le 4 juillet prochain. OUDINOT remplace désormais LANNES au 2ème Corps. il formera l’avant garde. MASSENA occupera l’aile gauche et DAVOUT, l’aile droite. La deuxième ligne avec BERNADOTTE à gauche, MARMONT (Garde) et De WREDE au centre, le prince EUGENE à droite. Troisième ligne, la réserve de cavalerie avec BESSIERES, soit 180 000 hommes, dont 20 000 cavaliers et 500 canons.

Ordre de l’Empereur :

« 1° Le 4 ; à l’heure que nous désignerons, le général Oudinot fera embarquer un général de brigade et quatre ou cinq bataillons de voltigeurs formant 1 500 hommes, au lieu qui sera indiqué par le capitaine de vaisseau Baste, pour s’emparer du Hansel-grund. Le capitaine e vaisseau Baste, avec huit bateaux armés, marchera devant et protègera leur débarquement par une vive canonnade, en enfilant les batteries ennemies qui, en même temps, seront canonnées par nos batteries.

2° Le général Bertrand donnera des ordres pour que le 3, à six heures du soir, il y ait quatre bacs près du lieu où l’on doit jeter le pont de l’embouchure, avec des marins et des agrès nécessaires à la navigation avec un treuil et une cinquenelle. Aussitôt que le débarquement qui doit avoir lieu sera exécuté, conformément à l’article 1er, le général Oudinot fera placer 800 hommes dans ces quatre bacs et les dirigera pour débarquer au pied de la batterie ennemie. Au même moment, une cinquenelle sera jetée; ces quatre bacs s’y attacheront et serviront à transporter des troupes à chaque voyage qu’ils feront, en se servant de cette cinquenelle.

3° (Autres instructions …)

4° le capitaine de vaisseau Baste s’emparera de l’île de Rohr-Haufen, et enverra des barques pour flanuer la droite. Deux pièces de 6 seront débarquées à terre pour faire une batterie qui battra le Zahnet et flanquera toute la droite. Il fera soutenir cette batterie par 200 marins armés de fusils.

(Autres instructions pour le corps du duc de Rivoli, Davout, Bernadotte, la Garde …)

25° il y aura deux bâtiments de guerre, armés de pièces de canon, en station entre Stadlau et la rive gauche, tant pour inquiéter l’ennemi que pour prévenir de ce qui viendrait à leur connaissance et des entreprises que l’ennemi voudrait faire contre les ponts ou tout autre point de la rive droite, et pour arrêter les brûlots qu’ils voudrait envoyer. Deux autres bâtiments armés seront placés entre Aspern et notre pont, pour inquiéter ce que l’ennemi a dans les îles et observer ses mouvements. Le reste des barques armées se tiendra sur notre droite pour protéger la descente et toute notre droite.

Napoléon ».

. Le 3 juillet 1809 :

  • 2H00 de l’ après midi : Ile Napoléon (Lobau): Ordre de l’Empereur :

« Ordre.

Le général commandant le génie, le général commandant l’artillerie et le commandant des marins sont prévenus que le passage aura lieu dans la nuit du 4 au 5, depuis minuit jusqu’à 3 heures du matin, selon l’ordre précis qui sera donné.

Napoléon ».

  • 23h00 : l’Empereur dicte de nouveaux ordres pour le passage des troupes qui aura lieu le lendemain. Le temps est à l’orage et il tombe, par intermittence, de fortes averses de pluie, les ouvriers et marins font des prodiges pour que le matériel tienne bon sous ce déluge.

. Le 3 juillet 1809 : Vienne. Parution du 24ème Bulletin de la Grande Armée. (Extrait).

« (…) Enfin, il n’existe plus de Danube pour l’armée française ; le général comte Bertrand a fait exécuter des travaux qui excitent l’étonnement et inspirent l’admiration. Sur la largeur de 400 toises et sur un fleuve le plus rapide du monde, il a, en 15 jours, construit un pont formé de soixante arches ou trois voitures peuvent passer de front, un second pont de pilotis a été construit, mais pour l’infanterie seulement, et de la largeur de 8 pieds. Après ces deux ponts, vient un pont de bateaux (…) Ces trois ponts sont assurés contre toute insulte, même contre l’effet des brûlots et machines incendiaires, par des estacades sur pilotis, construites entre les îles, dans différentes directions, et dont les plus éloignées sont à 250 toises des ponts. Quand on voit ces immenses travaux, on croit qu’on a employé plusieurs années à les exécuter ; ils sont cependant l’ouvrage de 15 à 20 jours : ces beaux travaux sont défendus par des têtes de pont ayant chacune 1600 toises de développement, fermées et entourées de fossés plein d’eau. L’île de Lobau est une place forte. Il y a des manutentions de vivres, 100 pièces de gros calibre et 20 mortiers ou obusiers de siège en batterie. Vic à vis d’Essling, sur le dernier bras du Danube, est un pont que le Duc de Rivoli à fait jeter hier, (…) Le Danube est là d’une grandeur de 400 toises ( …) Les ouvrages sur le Danube sont les plus beaux ouvrages de campagne qui aient jamais été construits. »

Au cours d’une reconnaissance à cheval, MASSENA fait une chute et se blesse à une jambe, il utilisera une calèche pour se faire transporter sur le champ de bataille. Les troupes passent la nuit à défiler sur les ponts, l’île de Lobau se remplie d’hommes, de chevaux et de canons attelés, un nombre important de pièces d’artillerie sont transportées sur des bateaux.

. Le 4 juillet 1809 : Ile Napoléon (Lobau) :

  • 9h00 : La chaleur est étouffante, quand un orage éclate, BERTHIER s’en inquiète à l’Empereur et lui propose de retarder le début de l’attaque. Celui-ci refuse afin de ne pas perdre de temps et empêcher l’archiduc CHARLES de recevoir les renfort de l’archiduc JEAN et ses 13 000 hommes.

Nouvel ordre de l’Empereur qui modifie celui de la veille en raison du mauvais temps.

« Ordre.

. Passage du général Oudinot.

Ce soir, à huit heures, les quatre bacs et les bateaux pontés destinés à former le pont de bateaux partiront de manière à arriver à leur emplacement à neuf heures, nuit faite.

A huit heures, le général de brigade Couroux et 1 500 hommes s’embarqueront au pont.

A neuf heures, les bateaux portant ces troupes appareilleront avec les barques armées et iront débarquer dans l’endroit convenu. Ainsi, ce débarquement aura lieu à neuf heures et demie.

Notre batterie de six pièces de canon commencera son feu aussitôt qu’elle apercevra arriver les bateaux, et on aura soin que les pièces placées pour prendre d’écharpe la batterie ennemie finissent leur feu aussitôt que nos bateaux commenceront le leur. Le général de division Tharreau se trouvera à la batterie et fera embarquer sur les bacs le reste de la brigade Couroux. A cet effet, les bacs entreront vides dans la rivière ;on jettera une cinquenelle et on se servira de tous les bateaux pour passer toute la division Tharreau.

Le pont de bateaux commencera aussitôt la batterie prise, et le capitaine des pontonniers fera faire son pont. Une compagnie de sapeurs passera avec des officiers du génie pour couper des arbres, faire une tête de pont et tracer le chemin sur la Maison blanche.

. Instructions pour le général Tharreau :

La première chose à faire est de s’emparer de toute l’île de Hansel-Grund jusqu’au canal, de jeter les trois ponts sur le petit canal. Alors une division marchera sur le village de Mühlleuten, une autre sur la Maison Blanche. Le colonel Baste prendra possession de l’île de Rohr-Haufen, comme cela a été dit, et flanquera non seulement le Zahnet, mais encore la plage jusqu’au village de Schönau, et fera connaître tout ce qu’il y aura là de nouveau. Une barque armée remontera aujourd’hui le Danube le plus tôt possible, ira se poster pour menacer du côté d’Aspern et veiller à ce que l’ennemi ne puisse faire aucun mouvement sur les îles Masséna ; une autre se portera du côté de Stadlau pour le même objet.

. Passage de l’Ile Alexandre :

Aussitôt qu’on saura que le passage du général Oudinot a réussi, on commencera le passage à l’île Alexandre et on tâchera de faire la jonction des deux colonnes le long de la rivière. A cette effet, les bacs passeront d’abord cinq pièces de canon et 1 500 à 1 600 hommes, ou plutôt autant d’hommes que les cinq bacs en pourront porter, de la division Boudet.

Le pont d’une pièce servira sur-le-champ à passer le reste de la division Boudet et les divisions Molitor et Saint-Cyr. Les bacs passeront l’artillerie jusqu’à ce que les deux autres ponts soient jetés.

Au même moment, on donnera l’ordre aux batteries de l’île Lannes, de l’île Espagne, aux grandes batteries intermédiaires et à celles de l’île du Moulin de commencer leur feu, lequel sera continué toute la nuit avec la plus grande activité.

Un officier du génie, avec la plus grande partie des sapeurs tracera sur-le-champ, avec beaucoup de sacs à terre et gabions, une tête de pont, formées de quatre à cinq redoutes, faisant un système de 1 500 à 1 600 toises. Aussitôt que ces redoutes seront en premier état de défense, on placera les pièces de position et les mortiers dans ces redoutes. Le bateau armé qui sera du côté d’Aspern cherchera des positions où l’ennemi n’ait pas de batterie, pour tirer et faire diversion. Un officier du génie sera spécialement chargé de reconnaître le petit canal où débarquera le général Oudinot ; il verra s’il est guéable. On pourrait construire sur le chemin allant à Zahnet un petit ouvrage pour assurer la droite. Les bateaux armés doivent donner de l’inquiétude sur toute la rive gauche et faire un grand fracas de leur artillerie ; mais ils doivent spécialement flanquer la droite du général Oudinot.

Le Major général, Prince de Neuchatel *»

· Sous la dictée de l’Empereur.

  • 20H45 : L’Empereur transmets verbalement quelques ordres au colonel BASTE.

  • 21H00 : L’Empereur ordonne le début de la canonnade sur la ville d’Enserdorf, avec la baterie Lobau, des incendies se déclarent et embrassent la ville.

  • 21H00 : Le colonel BASTE se rend à son poste aux ponts d’Ebersdorf. Il a à sa disposition : huit bateaux canonniers, trois bateaux moyens et vingt bateaux de transports devant transporter les 1 500 hommes du général OUDINOT, commandé par le général de brigade COUROUX.

  • 21h15 : Le 2ème corps arrive et se place près d’un équipage de pont et d’une batterie de grosse artillerie. Le vent souffle en tempête, le général OUDINOT descend de cheval et fait embarquer son aide de camp VAN BERCKEM et les 1 500 voltigeurs présents du général COUROUX. Au milieu des flots, la petite expédition essuie quelques coups de feu de l’autre rive, aussitôt éteint par un tir à mitraille d’un canon à proximité. Le colonel BASTE, dirige ses bateaux canonniers et barques à mantelets. Le lieutenant de vaisseau BENOIST (8ème Cie/44ème ) marche en tête des vingt transports, sur un bateau moyen bien armé sur lequel se trouve aussi le général COUROUX.

  • 21H30 : La flottille arrive par le travers des batteries ennemies. Avant d’être embossée, les Autrichiens font une première décharge de canons et de mousqueterie. Le colonel BASTE à bord du bateau canonnier Le Saint Hilaire est à une demi-portée de pistolet du rivage. Ses trois canons de six et son obusier de 6 pouces tirent en même temps. La fusillade se généralise et tous les bateaux se mettent à tirer, appuyés par les batteries de terre en face de celles de l’ennemi. Les bateaux s’embossent sur l’île de Muhllenten. La troupe débarque sous le feu, c’est alors que l’Empereur fait abattre le rideau de végétation et d’arbres qui cachait une batterie d’obusiers installée sur l’île « Montebello. Un déluge de feu s’abat sur les positions autrichiennes, dont les batteries sont bientôt écrasées. Les marins de BASTE s’emparent d’un canon de 3. Le sergent-major DESCHAMPS (7ème Cie/44°), KERDELLANT (9ème Cie/44°), LEQUELEC (4ème Cie/44°); les sergents MARTIN et NOEL (5ème Cie/44°) sont ceux qui abordent les premiers la batterie ennemie, suivi des 1 500 voltigeurs. En moins d’une heure les Autrichiens retranchés dans les bois en sont chassées et fuient jusqu’au village de Muhllenten. Plus de 100 pièces d’artillerie tirent simultanément jusqu’à Aspern, forçant l’ennemi à s’abriter. BASTE repositionne les huit bateaux canonniers chargés de protéger le débarquement des troupes. Il fait partir deux bateaux canonniers, le Lodi (Capitaine DUMONT), et l’Arcole (Lieutenant FOUCHARD, 6ème Cie/44°). Ils doivent remonter le Danube pour canonner l’ennemi dans les îles vis-à-vis le Prater, puis d’aider les bateaux moyens à arrêter tout ce qui pourrait descendre du fleuve et menacer les ponts d’Ebersdorf. Ils sont également chargés de soutenir la gauche du corps du maréchal MASSENA. Ces deux bateaux vont occuper l’ennemi durant toute la nuit du 4 au 5 et une partie de la journée du 5. Ce sont près de 20 bateaux moyens armés en péniche, 3 brûlots chargés d’environ 5 000 livres de poudre, 2 barques chargées de pierres, 3 autres chargées de terre et 2 moulins flottants sont arrêtés par les marins. Les barques chargées de terre et de pierres sont brûlées, celles contenant les moulins sont amarrées sur une île, les combustibles des brûlots et la poudre sont récupérés puis remis à l’artillerie. Le capitaine PARMENTIER (5ème Cie/44°) a fait des prodiges. BASTE se félicite d’avoir demandé et obtenu pour lui la croix de la Légion d’Honneur à l’affaire du 21 juin dernier.

  • 23h00 : Sur la gauche, MASSENA attaque Enzersdorf, ses canons couvrent d’obus et de boulets le village, tandis que l’artillerie autrichienne fait un feu continu sur l’île de Lobau. Les pontonniers, ouvriers et marins de flottille font des prodiges pour maintenir les ponts en état, malgré des pertes sensibles.

Le lieutenant DUMONT (2ème Cie/44°) a trois de ses hommes blessés. Le lieutenant FOUCHARD (6ème Cie) a un homme tué à bord de sa canonnière qui a reçu plusieurs boulets. BASTE demande la croix pour le sergent-major PAQUET (5ème Cie), le sergent-major REAL (6ème Cie/44°), qui, à deux lieues au-dessus des ponts d’Ebersdorf, ont interceptés puis envoyé des grappins sur des brûlots, sauté à leur bord et éteint un incendie qui allait se communiquer à 5 barils d’environ 300 livres de poudre. Le Fourrier FRAPPIER (6ème Cie/44°) a montré beaucoup de sang-froid et de mérite en faisant la même opération sur un autre brûlot. L’Ouvrier GUILBERT (2ème Cie), le sergent BRICHE (2ème Cie/44°), le matelot PARQUET (5ème Cie/44°), le novice trompette FLEUREAU (1ère Cie/44°) se sont tous distingués dans cette affaire.

Les troupes de débarquement renversent tous les Autrichiens qu’ils trouvent devant eux. Les batteries de gros calibres foudroient la ville d’Ezersdorf qui brûle de toute part, et balaient tout ce qui se trouve en avant de l’île Napoléon (Lobau). Les marins de BASTE poursuivent l’ennemi d’île et île jusqu’à Orth, à 4 lieues au dessous des ponts, sur la rive gauche du fleuve. De nombreux ennemis sont tués par la violente canonnade des bateaux canonniers et plusieurs sont faits prisonniers. Les pertes à bord des 8 canonnières sont de 3 hommes tués et 39 blessés grièvement.

BASTE demande aussi des récompenses pour le capitaine REGNAULT, major du 44°, il commandait l’avant-garde de la flottille sur le Rivoli, il avait rendu de grands service à Vienne pour l’armement de la flottille et l’aménagement des transports. Etant déjà Chevalier, il demande la croix d’officier de la L.H.. le capitaine LEFEBURE (ou Lefebvre) (2ème Cie/44°) blessé lors des combats, le capitaine RIGOULT (3ème Cie/44°) sur le Iéna, le capitaine CHATELLAIN (4ème Cie/44°) sur le Montebello, le capitaine GAUVIN (6ème Cie/44°) sur l’Eckmühl, le capitaine THUILLIER (7ème Cie/44°) sur le Montenotte, le capitaine DEBOISSES (8ème Cie/44°), le capitaine DESTRAIT (9ème Cie/44°) tous les deux sur le Rivoli, le capitaine adjudant major ARMAND sur l’Arcole, ce dernier a rendu de grands services aux sonnettes des ponts d’Ebersdorf ; le lieutenant BRUNETEAU (5ème Cie/44°), capitaine de pavillon de BASTE sur le Saint Hilaire. Il demande la légion d’Honneur pour le capitaine d’Artillerie de marine GAUDIN (5ème Cie/OM) qui s’était déjà maintes fois distingué et commandait l’artillerie de la flottille durant la nuit du 4 au 5 juillet. D’autres, comme le Tambour-major du 44ème, faisant fonction de Maître canonnier sur le Saint-Hilaire s’est fait remarquer. Il s’était déjà distingué le 14 thermidor an XII, au Havre, étant déjà Maître canonnier sur la canonnière n° 151. Le 1er sergent FAUCHET (1ère Cie/OM) et le caporal BETOURNE (3ème Cie/OM), tous les deux embarqués sur le Saint-Hilaire se sont bien battus.

. Les 5 juillet 1809 : Bataille de Wagram :

  • 3h00 : OUDINOT traverse le fleuve avec son état-major et assiste au défilé des 30 000 hommes de son corps d’armée dont la dernière colonne passe vers 7h00. Il lance ses attaques sur Muhleuten et s’empare, avec ses grenadiers et Portugais, du château de Sachsengang où il fait 1 200 prisonniers. Ses colonnes se mettent en marche à travers les champs de blé vers Rutzendorf.

L’Empereur se tient en avant du village de Grosshofen pour observer les combats.

  • 9h00 : le corps d’OUDINOT se met en ligne avec le reste de la Grande Armée. Le 46ème de ligne, du corps de MASSENA, attaque Enzersdorf occupé par les autrichiens de NORDMANN. Ce bourg est entouré de muraille crénelée, précédé d’une digue en forme de parapet, assez peu démontée par l’artillerie. Des ouvrages défensifs ouvraient les portes et les environs. Sous les ordres de SAINTE-CROIX et PELET, le 46ème de ligne enlève tout dans son élan et poursuit les autrichiens dans les reins, le général NORDMANN périt durant le combat. Quelques renforts ennemis, abrités derrière des murs, font un feu terrible sur les français qui tentent d’escalader les murailles près de la porte du midi. Des sapeurs enfoncent la porte par laquelle les grenadiers s’engouffrent et bousculent 3 à 400 soldats du 44ème régiment autrichien (de Bellegarde) qui se réfugient dans le château situé au milieu du bourg où fusillés de près, ils déposent les armes. Le général REYNIER, qui est aussi ingénieur, est chargé de protéger la tête de pont et de garder l’île de Lobau avec ses 7 bataillons.

L’Empereur fait établir son bivouac près des villages de Grosshofen et Margraf-Neusiedt, où, fatigué il s’endors sur une chaise les bras croisés.

État des pertes chez les marins, les 3, 4 et 5 juillet :

. Le 6 juillet 1809: Bataille de Wagram :

L’Empereur a fait établir son QG à Raasdorf pour suivre une partie de la bataille.

. 4H00 du matin : Rosenberg commence son offensive et dévale les pentes du Rossbach t tombe sur DAVOUT.

. 5H00 : L’action recommence plus vivement que la veille. L’archiduc CHARLES, qui n’avait fait que se défendre, attaque et enlève Aderklaa à BERNADOTTE. Le 4° corps autrichien, au cours d’une attaque enveloppante, déloge l’avant-garde du maréchal DAVOUT de Grosshofen et de Glinzendorf. Les aigles du 4ème de ligne et du 24ème légers sont perdues. Après une heure de combats, les autrichiens font retraite vers les hauteurs avoisinantes. Une formidable canonnade se prolonge sur toute la ligne. L’archiduc faisant une attaque générale repousse les saxons de BERNADOTTE qui se jettent sur les troupes de MASSENA, portant un moment le trouble dans les rangs français. L’Empereur intervient et monte un instant dans la calèche de MASSENA pour se montrer à la troupe, qui, rassurée, se remet en ordre et fait face. Un peu plus tard, l’Empereur dit au général LAURISTON : « Prenez 100 pièces d’artillerie, dont 60 de ma garde, et allez écraser les masses ennemies ! » L’archiduc CHARLES est ébranlé par cette formidable canonnade, ses unités sont partout enfoncées, ses canons abandonnés ou détruits, sa cavalerie repoussée. La bataille est perdue pour les autrichiens qui retraitent en bon ordre vers la Moravie.

  • 6H00 : Six escadrons des restes de la division DUPAS, très éprouvée la veille, s’élancent sous le feu terrible des autrichiens retranchés dans les maisons. Les cavaliers sont contraints de se replier.

  • 7H30 : L’archiduc Charles veut couper l’Empereur de ses bases et cherche à percer le long du Danube avec son 4ème corps. Le 4ème de ligne, le 24ème léger et enfin le 46ème de ligne soutiennent le choc et finissent par mettre en déroute les troupes de BELLEGARDE.

  • 8H00 : L’archiduc tente de rallier les fuyards et ramène son infanterie sur Aderklaa contre deux régiments français à découvert (4ème de ligne et 24ème Léger), qui sont aussitôt assaillis par des dragons autrichiens et canonnés. Il perdent leurs colonels, et leur drapeaux sont pris. Aderklaa est abandonné. MOLITOR vient à la rescousse, ses canons font des trouées dans les rangs autrichiens. STUTTERHEIM est atteint par un boulet, aussitôt remplacé par l’archiduc Louis. Les français reprennent le village.

  • 8H30 : L’Empereur, monté sur son cheval Euphrate, rencontre BERNADOTTE et lui dit d’aller soutenir le duc de Rivoli, puis il va rejoindre MASSENA dans sa calèche, sous une pluie de boulets.

  • 9H30 : L’artillerie de la Garde se porte en avant pour appuyer la charge des Chasseurs à cheval et Chevau-légers Polonais. Elle compte 60 pièces de la Garde, 30 de l’armée d’Italie et 12 attachées à la grosse cavalerie, tirés par 600 chevaux, le tout formant « La Grande Batterie ».

  • 11H00 du matin : La Grande Batterie ouvre le feu sous les ordres de DROUOT. Les boulets et la mitraille fauchent tout d’Aderklaa à Sussenbrünn. BESSIERE est légèrement contusionné par une chute du à un boulet qui a tué son cheval sous lui.

  • 11H45 : OUDINOT a l’oreille droite traversée par une balle. Le chirurgien CAPIOMONT le panse aussitôt.

  • 13H00 : BOUDET qui s’était replié devant la Lobau, protégé par l’artillerie de REYNIER, est enfin dégagé. MASSENA conduit lui même l’attaque sur Essling. Tout le terrain entre le Danube et la chaussée de Vienne est désormais dégagé. CARRA-SAINT-CYR reprend Aspern.

  • 14H00 : PELET apporte à l’Empereur le compte-rendu de MASSENA. Toutes les positions perdues ont été reprises, le 4ème corps marche sur Kagran.

  • 19H00 : L’Empereur s’est installé sur un tertre à l’ouest d’Aderklaa et observe le champ de bataille.

  • 20H00 : Près du village de Léopoldau le corps autrichien du général Klenau, dont les bataillons d’infanterie sont formés en carrés, bat en retraite. Le général LASALLE, dont les hussards sont épuisés, prend la tête de plusieurs escadrons du 1er Cuirassiers, qui formaient la réserve de cavalerie (Division St Sulpisse, Brigade Fiteau), et charge un bataillon hongrois du régiment Duka, qu’il détruit à moitié. C’est au cours de l’action, il reçoit une balle en pleine tête le tuant net. LARREY est appelé d’urgence, mais ne pouvant rien pour le général, fait transporter le corps sur un chariot au palais Rasumoffsky, escorté par un chasseur à cheval.

L’Empereur décide de bivouaquer sur place. Il organise les secours aux blessés et fait réquisitionner les paysans pour rassembler et ensevelire les morts. Il fait dresser sa tente au nord-ouest de Raasdorf.

Trophées perdus :

France : Perte d’une aigle du 3ème bataillon du 4ème de ligne et d’une autre appartenant à un bataillon du 24ème léger. 3 drapeaux Saxons et un drapeau hessois sont également pris. Plusieurs généraux et colonels tués, 21 généraux et 12 colonels blessés.

Autriche : Pertes évaluées à 24 000 tués ou blessés, 3 généraux morts, (ASPRE, d’origine française, NORDMANN et WUKASSOWITZ), 10 généraux blessés, 20 000 prisonniers,30 canons et quelques drapeaux.

. Le 7 juillet 1809: Wolkersdorf :

L’Empereur décide de passer en revue la division du général Boursier. Il s’arrête devant le 84ème de ligne et s’adressant au colonel Gambin : « Colonel, je suis content de la bravoure de votre régiment, vous ferez graver sur vos aigles ‘’ Un contre dix ‘’. ». Puis il se rend à Wolkersdorf où fait établir son QG dans une maison du village et y reste jusqu’au 9.

. Le 8 juillet 1809 : Wolkersdorf. 25ème Bulletin de la Grande Armée. (Extrait) :

« Les travaux du général comte BERTRAND et du corps qu’il commande… »

L’Empereur envoie Davout rejoindre le corps de cavalerie de Marmont en espérant omber sur les arrières de l’archiduc Charles.

  • 8H00 : MASSENA dépasse korneubourg et débusque le corps de Klenau à Stockerau et lui prend 400 prisonniers. Les Autrichiens prennent la route de Znaïm.

. Le 9 juillet 1809 : Hollabrünn :

Le 4ème corps de Massena parvient à rejoindre le 6ème corps Autrichien de Klenau, comptant près de 17 000 hommes. Ce village est le siège de violents combats. Les Autrichiens de Walmoden et de Mariassy, soutenus par les hussards de Liechtenstein tiennent bon. La ville est prise dans la nuit. L’ennemi abandonne la route de la Moravie pour celle de la Bohême. MARMONT suit l’arrière garde de Rosenberg jusqu’à Laa où la troupe se livre à beaucoup d’excès. MARMONT fait fusiller, pour l’exemple, deux meneurs. Selon les informations reçues, le corps de Rosenberg semble reprendre la route de Moravie vers Brünn

L’Empereur est toujours à Wolkersdorf. Avant de se lancer à la poursuite des Autrichiens, il doit remettre un peu d’ordre dans ses propres troupes. Il organise l’arrivée des vivres et des munitions par voies de terre et fluviale. Il envoie des troupes fraîches en direction de la Moravie et de la Bohême suivants les informations qui lui parviennent. MASSENA reçoit l’ordre de marcher en direction de la Bohême par Stokerau et Hollabrünn pour se rendre à Znaïm.

. Le 10 juillet 1809 : Znaïm :

Le temps est exécrable, car il ne cesse de pleuvoir.

  • 10H30 : DAVOUT reçoit l’ordre de se rabattre sur Znaïm et d’abandonner la poursuite de Rosenberg. Le 11ème corps marche le long de la Taya, rivière dont le lit est étroit entre les rocs. Elle arrose une plaine marécageuse et passe par Laa et Znaïm. Les Autrichiens traversent la ville et passent le pont pour gagner rapidement la Bohême. Ne pouvant attaquer seul, MARMONT décide de canonner le pont, tandis qu’il envoie trois de ses aides de camp prévenir l’Empereur. Il repousse les offres d’un parlementaire Français au service de l’Autriche (M. de Fresnel), venu demander la cessation des hostilités. L’Empereur prévenu, sait que Masséna est en contact avec l’arrière garde de l’archiduc, le prince de Reuss à Hollabrünn, d’où il entend tonner le canon. Ce dernier se replie en ralentissant la marche des Français.

  • 11H00 : MARMONT arrive devant Znaïm que l’archiduc occupe depuis le matin.

  • 20H00 : MASSENA s’arrête à Jetzlsdorf.

. Le 11 juillet 1809 : Znaïm :

. Le 13 juillet 1809 : A Strasbourg.

Une compagnie d’Ouvriers, venant de Boulogne, est arrivée à Strasbourg. Elle doit rejoindre l’armée à Ulm.

. Le 14 juillet 1809 : Vienne. 28ème Bulletin de la Grande Armée. (Extrait) :

« Le Danube a crû de six pieds, les ponts de bateaux qu’on avait établis devant Vienne depuis la Bataille de Wagram, ont été rompus par les effets de la crue. Mais nos ponts d’Ebersdorf, solides et permanents, n’en ont pas souffert. Les ponts et les ouvrages de l’île de Lobau sont le sujet de l’admiration des militaires autrichiens prisonniers (...) »

. Le 16 juillet 1809 :

Après avoir visité le champ de bataille, l’Empereur va prendre ses quartiers dans une maison de Wagram.

. le 17 juillet 1809 : Strasbourg.

Une compagnie de marins, partie de Rochefort, vient d’arriver à Strasbourg. Elle doit continuer sa route pour rejoindre l’armée à Ulm.

. Le 17 juillet 1809 : Arrivée du gros des Marins de la Garde impériale à Vienne.

Les Marins de la Garde, (4 officiers et 110 matelots) partis d’Amiens, se sont s’arrêtés à Ulm. Du château de Schönbrunn, l’Empereur, sachant les marins de sa Garde et d’autres détachements de marine à Ulm, expédie des instructions au major général pour qu’ils s’embarquent sur des bateaux chargés de vivres, de grains, d’effets et de munitions, destinés à l’armée. « A la suite de la Garde, il y aura un équipage de 60 pontons, 60 haquets portant leurs poutres, madriers, ancres et cordages etc. Il y aura à la suite des 60 pontons de la garde, le colonel, directeur des ponts, 3 à 4 compagnies de pontonniers, les marins de la garde (2 compagnies) quand ils seront arrivés et une ou deux compagnies des bataillons de marine (44ème de flottille et Ouvriers de marine) ». Malheureusement, les instructions concernant les marins de la Garde ne seront pas exécutés, ayant reçus d’autres ordres entre temps.

. Le 17 juillet 1809 : Schönbrunn : Lettre du Major Général BERTHIER au Général BERTRAND :

« L’Empereur ordonne que tous les bateaux armés restent à Ebersdorf, que le pont d’une pièce soit démoli et que les 4 bacs remontent à Vienne. L’intention de S.M. est que tous les bateaux qui peuvent se trouver sur le bras du Danube dit du Lobau, soient remontés et amarrés à la tête de pont, tous les autres seront brûlés, de sorte qu’à dater du 18 ou du 19 à midi, au plus tard, il n’y ait pas un seul moulin, ni un seul moyen de passage sur le bras du Lobau, excepté les bateaux remontés et amarrés à la tête de pont.

…L’Empereur ordonne, Général, que vous envoyiez 3 officiers de marne, savoir : 1 à Ulm, 1 à Ratisbonne et 1 à Litz, lesquels correspondront avec le général Lariboisière, commandant l’artillerie, et avec l’intendant général pour activer et assurer la navigation du Danube, de manière que tout ce qui est nécessaire à l’armée puisse y arriver rapidement. Vous garderez à Vienne pour le service d’Ebersdorf, la 8ème partie des marins et vous enverrez le surplus à Passau, pour faire le service de la navigation de Passau à Vienne ; ols y gréeront une grande quantité de bateaux pour amener des blés, des biscuits, des objets d’artillerie et les effets d’habillement et d’équipement pour l’armée. Le colonel Baste restera à Vienne, il verra l’intendant général et le général Lariboisière et correspondra avec eux pour activer la navigation, l’arrivage des subsistances, tant pour Vienne que pour l’armée, celle des munitions de guerre, etc.

ALEXANDRE. »

. Le 17 juillet 1809 : Ordre du Major Général au Commissaire des guerres en résidence à Ulm :

« On lui expédie un ordre pour que tous les marins de la garde et autres marins venant de Paris s’arrêtent à Ulm où ils s’embarqueront sur des bateaux chargés de vivres, de grains, de munitions et d’effets destinés à l’armée.

ALEXANDRE. »

. Le 20 juillet 1809 :

Les Ouvriers, Marins et Pontonniers, suivant les ordres du Major général, démontent ou détruisent les ponts, bateaux et embarcations de toutes sortes, qui ne servirons plus. Ceux qui sont conservés sont chargés de matériaux de récupérations puis rassemblés et remontent en convoi le fleuve jusqu’à la tête de pont, puis à Vienne.

. Le 21 juillet 1809 : Vienne. Rapport du Général BERTRAND à l’Empereur.

« Hier, le pont d’une pièce et le pont de l’île du Moulin étaient démontés ; les bateaux et les bacs ainsi que plusieurs bateaux ennemis avaient remonté le fleuve, au moins à la hauteur de la tête de pont. Un grand nombre sont déjà arrivés à Vienne, le reste est en route ; 5 à 6 bateaux seulement ont été brûlés.

Il ne reste dans le bras que des radeaux, mais il y en a bien plus de 12. Je vais à Ebersdorf et je réunirai, pour leur démolition tous les bacs dont on pourra disposer. Ces bois seront ensuite conduits au pont de pilotis pour les réparations en cas d’événement. La marine a réuni à Vienne 30 bateaux, 29 sont arrivés hier de Mölk ; Votre Majesté peut donc disposer de 60 bateaux.

BERTRAND. »

. Le 21 juillet 1809 : Schönbrunn : Décision de l’Empereur.

« Aussitôt qu’on aura assez de bateaux, faire un second pont de bateaux du côté de Korneuburg ; me présenter avant l’emplacement.

Napoléon. »

. Le 22 juillet 1809 : Vienne. 29ème Bulletin de la Grande Armée. (Extrait).

« (…) Sur les rives du Danube, on a rassemblé et réparé les bateaux de commerce qui avaient été dispersés par les événements de la guerre, et on les a chargé partout de bois, de légumes, de blé et de farine. On en voit arriver chaque jour. (…) »

. Le 27 juillet 1809 : Pont d’Halbstunden (Tyrol) .

Sources :

. Œuvres de Napoléon Bonaparte. Paris. CLF PANCKOUCKE EDITEUR, rue des Poitevins, n° 14 1821. Tome ?

. MARBOT Tome II.

. Alain PIGEARD : Les Pontonniers de la Grande Armée. Tradition Magazine N°

. Bulletins de la Grande Armée.

. Les carnets de la Sabretache 1895.

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