Janvier à Avril 1813 en Allemagne et Saxe

Informations sur l’année 1813, Campagne de Saxe :

La campagne de Russie a détruit la presque totalité de la Grande Armée, hormis les troupes se trouvant en Espagne qui font une campagne longue et difficile contre les troupes coalisées Anglaises, Portugaise et Espagnoles. Le siège de Cadix a été levé (date), et de nombreux ouvriers et marins reviennent progressivement vers leurs ports d’attaches. Les pertes subies en Russie obligent l’Empereur à refaire une armée et cherche des troupes disponibles dont les marins, ouvriers et artilleurs de la marine. Il prend un grand nombre de mesures pour renforcer sa garde. Dès son retour à Paris, l’Empereur n’a qu’un but, qu’une pensée : refaire une Grande Armée. Son premier souci est de réorganiser l’artillerie, disparue en totalité dans les plaines de Russie, et donne des ordres au ministre de la guerre pour la réorganisation de le corps dont celui de la Garde.

Avant de quitter Paris, il confie la régence à l’Impératrice Marie Louise. Le comte CAFARELLI, commandant les dépôts de la Garde de Paris, a pour mission d’habiter le Palais dans lequel réside l’Impératrice régente. Le Vice amiral GANTEAUME, ayant sous ses ordres le Capitaine de vaisseau MOTTARD, Major du Corps des Marins de la Garde, prête son concours à CAFARELLI. MOTTARD est également Président du 2ème Conseil de guerre, dont les membres sont tous de la Garde Impériale.

. Le 2 janvier 1813 : Affectation dans la Garde Impériale.

Par décret, l’Empereur ordonne que 200 sous officiers, canonniers des régiments de marine, soient admis, au nombre de 15 par bataillon, à l’honneur de servir dans l’artillerie à pied de la Garde Impériale. Les hommes sont pris, tant dans ceux présents à terre, qu’embarqués. Le nombre passe à 234, soit 18 hommes par bataillon. Ils doivent mesurer en principe 5 pieds, 5 pouces et avoir 6 ans de service. La taille fut réduite en raison du nombre d’hommes de petite taille dans ce corps.

. Le 8 janvier 1813 : Dissolution du Camp de Boulogne.

Le camp de Boulogne est officiellement supprimé. Les quelques troupes en poste sont casernées dans la ville. De nombreux Ouvriers sont incorporés dans les équipages de Haut Bord de l’escadre de la Méditerranée, tandis que d’autres (1 000 environ) sont affectés dans les Pontonniers, le Génie et l’Artillerie de la Garde Impériale pour combler les vides relatifs à la Campagne de Russie.

. Le 13 février 1813 : Combat de Borkow : Voir p. 144 Pigeard.

. Le 16 janvier 1813 : Dantzig :

. Le 7 février 1813 : Pillau :

. Le 18 février 1813 : Berlin : (Voir p. 131 Pigeard)

. Le 19 février 1813 : Berlin :

. Le 20 février 1813 : Campagne d’Allemagne : Siège de Glogau :

La garnison française forte de moins de 5 000 hommes, la place est cernée par des milliers de cosaques. (Voir annexe)

. Le 1er mars 1813 : Retour en France des Ouvriers.

Plusieurs détachements des deux bataillons de guerre des Ouvriers de Marine et matelots de flottille quittent l’Espagne et arrivent le 20 à Bayonne. Les deux corps provisoires sont dissous et appelés à rejoindre leur port d’attache. Une grande partie des marins des 43 et 44ème Equipages de Flottille vont former, à Rochefort, le futur 90ème de Haut bord, dont les navires sont désarmés dans le port et servent de batteries flottantes. Quelques matelots bien notés passeront prochainement dans le corps des Marins de la Garde.

. Le 4 mars 1813 : Berlin : (Voir P. 132 Pigeard)

. Le 11 mars 1813 : Lettre du duc de Frioul à DECRES, ministre de la Marine :

« Le duc de Frioul demande au ministre s’il peut faire sortir un bataillon d’ouvriers de la marine pour être employé à Francfort, à la suite de la Garde impériale, pareil à celui qui a été envoyé à Magdebourg. DECRES répond à regret par la négative, car l’arme ne compte plus que 7 000 hommes et qu’on a choisi le Bataillon du Danube et le 1er Bataillon de l’Escaut pour être employés en Pologne au nombre de 1 800 hommes, qui représentent les meilleurs ouvriers et les mieux constitués du corps.

Le Bataillon de Magdebourg compte 1 050 hommes et vient d’être versé dans le corps des pontonniers de la Garde. N’ont été choisis que les hommes ayant les plus hautes tailles et de forte constitution. C’est donc 2 000 hommes qui viennent de quitter le corps. Il ne reste que 4 000 hommes dans les 4 bataillons qui restent dans les ports, dont aucun d’eux n’a plus de deux ans de service. »

. Le 12 mars 1813 : Correspondance du Ministre DECRES :

« Le Ministre de la marine écrit au Préfet maritime en lui indiquant que l’intention de l’Empereur est que l’on porte au complet le 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires qui a été employé en Espagne. 160 Ouvriers conscrits de la classe 1814 vont être en conséquence dirigés sur le dépôt de ce corps qui se trouve maintenant à Bordeaux. Mais comme il est convenable que les services de ces jeunes gens soient utilisés dans un grand port, en attendant le retour (complet) du bataillon, il ordonne au commissaire principal BERGEVIN, de faire passer le dépôt à Rochefort. » C’est à ce dernier port que les conscrits seront reçus à leur arrivée. Il termine en demandant que des mesures soient prises pour leur casernement.

Signé DECRES. (SHM 2E1 63. p.133)

. Le 17 mars 1813 : Déclaration de guerre à la France par la Prusse :

FREDERIC-GUILLAUME lance un appel à son peuple et signe l’ordonnance organisant la Landwehr. Les volontaires affluent.

. Le 18 mars 1813 : Stettin.

. Le 20 mars 1813 : Fin de la Campagne d’Espagne. Bayonne :

Arrivée à Bayonne de plusieurs autres détachements des deux bataillons de guerre d’Ouvriers et de marins, dont des rescapés des pontons espagnols.

. Le 26 mars 1813 : Dresde.

Les Prussiens entre à Dresde et chassent le roi de Saxe.

. Le 29 mars 1813 : Défense de Dantzig :​​​

​. Le 1er & 2 avril 1813 : Spandau :

La citadelle est assiégée pendant 3 semaines par les troupes du général Von THÜMEN qui commande la 4ème brigade du 3ème corps de BÜLOW, soit 9 000 hommes. La garnison française, sous les ordres du général BRUNY se monte à 3 200 hommes et 115 canons. Sommée de se rendre à la condition de pouvoir rentrer librement en France, les français abandonnent la place.

. Le 13 avril 1813 : Combat de Bad Langensalza :

Un détachement de cavaliers volontaires prussiens fort de 150 hommes, commandé par le major von HELLWIG, fond par surprise sur la 1ère brigade d’infanterie bavaroise du général RECHBERG d’environ 1 510 hommes et 6 pièces d’artillerie. A l’issue du combat, les bavarois laissent sur le terrain 45 tués et blessés, perdent 5 canons, 3 caissons et 12 prisonniers. Les pertes prussiennes sont légères.

. Le 15 avril 1813 : Paris.

L’Empereur quitte St Cloud pour rejoindre l’armée à Mayence.

. Le 17 avril 1813 : Mayence.

Arrivée de l’Empereur.

. Le 19 avril 1813 : combat de Bleicherode (30 k au nord-est de Kassel) :

Deux escadrons de cavalerie Westphaliennes du major von GÖCKING, composés de 150 chevau-légers de la Garde sont attaqués par un fort parti de cosaques. Les chevau-légers perdent 3 officiers et 103 hommes prisonniers.

. Le 21 avril 1813 : Spandau :

. Le 25 avril : Erfurt.

Après une semaine consacrée à l’examen de la situation en Allemagne, l’Empereur prend le commandement de l’armée. Il dispose d’une force de 200 000 hommes, sans compter les fortes garnisons réparties dans les places fortes.

. Le 29 avril 1813 : Weissenfels.

L’Empereur franchit la Saale et refoule l’ennemi après le combat de Weissenfels.

. 29 avril 1813 : Port de Bordeaux.

Réorganisation et revue des Ouvriers Militaires de la Marine partis de Cadix vers la fin 1812. Le Bataillon est cantonné à Bordeaux depuis le début de ce mois. Sa prochaine destination sera Strasbourg afin de rejoindre l’armée d’Allemagne pour être employé dans les places fortes Saxonnes, dont Torgau, Wittenberg, Dresde, Glogau sur l’Elbe.

. Contrôle partiel des officiers du Génie Maritime et des matériels revenant d’Espagne :​​​​Il reste aussi:

  • 2 Caissons d’ambulance .

  • Caisson N° 7 : Mis en service à Bilbao le 1er mai 1810.

  • Caisson N° 8 : Idem

  • 3 Chevaux, 7 mules et 5 mulets:​​

. Le 29 avril 1813 : Début des hostilités en Prusse.

L’Empereur franchit la Saale et refoule l’ennemi après le combat de Weissenfels. Les conscrits de NEY refoulent les troupes Prussiennes après un brillant combat. Les Marins de la Garde, qui comptent 148 hommes, officiers compris, se trouvent près de Hanau. Les Prussiens battent en retraite sur Lützen où l’Empereur les poursuit « l’épée dans les reins » et les atteindra le 2 mai.

Le 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine dit aussi « d’Espagne » est immédiatement complété, équipé et armé, puis est passé en revue. Conformément aux instructions du Ministre, certains ouvriers se rendront au dépôt de Rochefort, tandis que gros du bataillon partira, à marche forcée vers l’Allemagne.

A l’étape d’Orléans , le bataillon perçoit, du Directoire de l’Habillement de Paris, des ballots d’uniformes neufs du nouveau modèle (Règlement Bardin 1812). Pour l’anecdote, il y aura quelques problèmes, notamment dans les pantalons et certains habits qui sont taillés trop petits. Arrivé à Strasbourg, il se renforce d’un détachement d’ouvriers venant de Toulon, puis il passe en Allemagne et se dirige sur Mayence où se trouve le petit dépôt provisoire du bataillon, qui est joint à celui du 2ème Bataillon de Pontonniers.

A Mayence : Plusieurs Ouvriers du détachement de Toulon manifestent leur mécontentement par des protestations virulentes. L’Ingénieur Auguste MASQUELEZ, qui commande le Bataillon, prend des mesures radicales qu’il expose au ministre DECRES :

« J’ai mis la première main à leur indiscipline. J’en ai fait bivouaquer 30, cette nuit sur la place d’arme et les menace de les faire fusiller à quelques lieux de Mayence. Je serai peut-être forcé de tenir parole et pour l’acquis de ma conscience, j’en instruis votre excellence dès aujourd’hui. » Ce mouvement de contestation réprimé, les hommes font par la suite preuve d’un réel patriotisme.

. Un détachement d’ouvriers est chargé de garder le dépôt de Mayence, dont : ​​

Quatre bataillons d’Ouvriers Militaires de la Marine sont maintenant compris dans l’Armée d’Allemagne, dont celui du Danube, les 1er et 2ème de l’Escaut, puis le 8ème dit d’Espagne qui est employé à la suite du corps du Maréchal NEY, et dans plusieurs places fortes de l’Elbe, dont Dresde. La mission des ouvriers est de renforcer les fortifications de certaines places en compagnie du Génie, et de seconder les Pontonniers, dont ceux du 2ème bataillon, à l’édification des ponts sur les rivières d’Allemagne et de Saxe.

Sur la route de Dresde, le lieutenant de vaisseau GRIVEL, toujours officier des Marins de la Garde, qui revient aussi d’Espagne, retrouve son jeune ami, l’ingénieur MASQUELEZ, qui, le 15 mai dernier, a été promu Chef de bataillon du 8ème. Il est témoin d’une scène au passage de l’Empereur, qu’il écrira plus tard dans ses mémoires :

« … sa troupe était fort belle et l’Empereur, frappé de sa bonne mine, demanda ce qu’il pouvait faire avec elle. Il répondit-il : « Tout, Sire ! Depuis une pendule jusqu’à un vaisseau de 100 canons ! » Et certainement le jeune chef ne disait rien de trop, car il est peu de travaux d’art qu’il ne pût exécuter avec ses braves ouvriers et peu de postes dont il n’eût assuré la défense… (Mémoire inédite de Jean Grivel, page 284).

Le 2ème Bataillon de l’Escaut, qui arrive d’Anvers, est commandé par l’ingénieur GILBERT. Il rejoint également l’Armée en Allemagne, et doit se rendre au dépôt de Mayence.

. Le 30 avril 1813 : Dresde :

Le bataillon d’Espagne est utilisé pour renforcer les fortifications de la place, tandis que les matelots du 17ème de Flottille continuent de transporter les munitions et approvisionnements par le fleuve.

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