Campagne d'Espagne et du Portugal - janvier à avril 1810

. Le 3 janvier 1810 :

La décision de créer un deuxième corps d’Ouvriers et Marins suit son cours, un projet de décret est soumis à l’Empereur. (AN AF IV 1209). Il se composerait du 43ème équipage de flottille comptant 1 227 fusils, et du 2ème bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine, fort de 840 hommes. La formation se ferait à Bordeaux.

. Le 18 janvier 1810 : Strasbourg.

Départ du 44ème de flottille et 1er bataillon d’Ouvriers.

. Les 20 et 21 janvier 1810 : Direction le Sud.

Les 60 000 hommes du Roi JOSEPH NAPOLEON, comprenant les Corps de VICTOR (Duc de Bellune)(1er corps de l’Armée d’Espagne), SEBASTIANI, MORTIER et la réserve de DESSOLLES traversent l’Espagne et forcent sans trop de difficultés le passage de la Sierra Morena (Province de la Manche). Les troupes Espagnoles d’AREIZAGA décrochent en abandonnant toute leur artillerie.

Arrivé en Andalousie, SEBASTIANI s’empare de plusieurs ponts sur le Guadalquivir et défait encore l’ennemi, lui faisant plus de 6 000 prisonniers et prenant 25 canons. Son ordre du jour est d’ailleurs daté de Baylen où subsistent encore sur le terrain de nombreux débris du Corps défait de DUPONT. Les troupes espagnoles harassées de fatigue continuent leur fuite en direction de Cadix où elles souhaitent se réfugier. Le Corps de VICTOR, fort de 15 à 20 000 hommes, se dirige maintenant vers cette place forte où siègent les CORTES. Dans sa rade, plusieurs vaisseaux anglais et espagnols et une flottille de canonnières sont au mouillage.

Le 26 janvier 1810 : Direction Grenade et Malaga.

Le Quatrième Corps de SEBASTIANI s’apprête à prendre le port de Malaga.

. Le 28 janvier 1810 : Combat d’Alcala-la-Réal (Andalousie) :

les troupes de SEBASTIANI battent celles du générale AREIZAGA.

. Les 28 janvier 1810 : Prise de Cordoue, Séville et le Roi JOSEPH :

les troupes espagnoles du Duc d’ALBUQUERQUE se replient toujours vers Cadix, suivi de près par le Corps de VICTOR qui s’apprête à les prendre de vitesse et à les battre. Quant arrivé devant la ville d’Ecija, le Roi JOSEPH ordonne à VICTOR d’arrêter son mouvement offensif et de rabattre son corps sur la gauche. En effet, JOSEPH souhaite prendre Séville et y entrer seul, en grande pompe, pour impressionner, le croît-il, la Junte et les habitants.

Le 29 janvier & 1er février 1810 : Prise de Séville.

La capitale de l’Andalousie est prise par SOULT, après un simulacre de résistance et quelques négociations, qui ont laissé le temps, aux troupes du duc d’ALBUQUERQUE et à la Junte centrale, d’évacuer la ville et de se réfugier dans Cadix. Les troupes françaises trouvent dans la place, d’importants approvisionnements, 269 canons dont 140 en batterie, une fabrique de poudre et une fonderie de canons. SOULT y retrouve même les deux Aigles perdues à Baylen. (Celles du 2ème Bataillon du 1er Régiment et du 2ème Bataillon du 2ème Régiment de la Garde de Paris.)

Les 4 et 5 février 1810 : Siège de Cadix.

Le corps de VICTOR arrive au pont de Zuazo, juste devant Cadix. Il somme les Espagnols, commandés par le Général ZAYAS, de se rendre sans condition. Mais fort des troupes qui s’y sont réfugiées, les Anglo-espagnoles répondent par la négative. La garnison de Cadix compte 15 000 Espagnols et 7 000 Anglo-Portugais du général Thomas GRAHAM. Le Maréchal VICTOR se prépare à tenir un long siège et ordonne à son Génie, dirigé par la Capitaine BOMPART de commencer les travaux de l’embouchure du Guadalquivir à Chiclana.

Nota : Dès le 23 février les attaques commenceront au centre du dispositif, puis les 25 et 26 elles ont lieu à droite et à gauche et se renouvelleront régulièrement jusqu’au 27 mars.

. Information :

Durant cette période qui va du 1er février et le 6 mars, des marins et soldats, prisonniers sur les pontons de la rade, sachant les troupes françaises devant Cadix, redoublent d’efforts et d’ingéniosités pour s’évader. 60 Marins de la Garde parviennent à rejoindre les avant-postes français. Un des matelots se cache durant quatre jours, puis, sous l’uniforme d’un marin anglais, il traverse, avec succès, les lignes ennemies.

. Les 4 et 5 février 1810 : Prise de Malaga (Andalousie) :

L’avant garde du 4ème Corps, dirigée par le général MILHAUD a un engagement assez vif avec les espagnols entre Antequerra et Malaga. L’ennemi est sabré et se repli. Le 5 le général SEBASTIANI poursuit sa marche vers Malaga alors que les espagnols sont en déroute. Ils se rallient devant la ville et attaquent la cavalerie française. Des renforts arrivent et obligent les espagnols à se réfugier dans Malaga, mais la cavalerie les poursuit dans les rues ce qui met fin au combats. Les espagnols laissent 3 000 hommes tués ou blessés et abandonnent 140 canons aux français.

. Le 4 février 1810 : Cadix :

L’armée française se présente devant le grand port de Cadix. Dès le lendemain, il est ordonné aux troupes du Génie, sous les ordres du capitaine BOMPART, de commencer des travaux de siège et des retranchements.​

Le 5 février 1810 : Port Sainte Marie.

Les troupes de VICTOR occupent les petits ports fortifiés de Rota, Port-Sainte-Marie et Puerto Réal. Pendant ce temps 37 autres marins de la Garde dont un trompette, parviennent à s’évader des pontons dans la rade. Plusieurs officiers et marins des équipages de ligne s’évadent également, mais de nombreux hommes sont tués ou se noient dans l’action.

Quelques noms d’évadés des pontons de Cadix :

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​. Le 12 février 1810 : Orléans.

Le premier corps d’Ouvriers et marins arrivent à l’étape d’Orléans.

. Février 1810 : Port Sainte Marie :

Le Ministre de la Guerre d’Espagne, M. O’FARILL se trouve à Port Sainte Marie. Il informe le Roi Joseph, qui se trouve à Séville, du rétablissement de la route entre San Lucar et Port Sainte Marie et de la réunion à San Lucar des canonnières gardes côtes depuis Ayamonte jusqu’à Tarifa. Il demande la construction et la réparation des bateaux dans le Guadalquivir et le réarment des corsaires.

. Février 1810 : Port Sainte Marie.

Le Lieutenant de vaisseau Jean GRIVEL (1778-1869), du Corps des Marins de la Garde et récemment évadé des pontons espagnols, fait un rapport détaillés sur les forges de Cadix, qu’il a pu voir lors de sa captivité. Les Marins tiendront garnison, successivement à Rota, San Lucar, Chipiona, puis au camp devant l’île de Léon

. Du 9 au 21 février 1810 : Correspondances diverses.

  1. De Chiclana & Puerto Réal : « Le Maréchal VICTOR transmet des informations sur les moyens employés pour l’attaque de l’île de Léon et les difficultés rencontrées par ses troupes. Il aborde le sujet de la formation des 3 ateliers de construction navale prévus à Port Sainte Marie, Puerto Réal et Chiclana, mais n’a pas d’ouvriers spécialisés Il signale également la prise de plusieurs bâtiments dont un Américain à San Lucar et demande, puisqu’ils sont désormais séquestrés, s’ils doivent être envoyés à Séville. Il écrit également plusieurs lettres relatives à l’armement des batteries de Suazo, et aux combats de Matagorda. »

  2. Il signale par une autre lettre que les ponts d’Arajuez sont en mauvais état auquel il joint un mémoire et un plan, réalisés par le chef de bataillon du Génie ESNY, sur l’établissement d’une tête de pont à Aranjuez. Il transmet également un Etat de situation des magasins de réserves de Madrid. ​

3. De Puerto Réal : « L’Adjudant Commandant REMOND, écrit un rapport sur la position défensive de l’île de Léon et sur l’entreprise d’intimidation de la Marine Anglaise sur le Trocadéro. »​​

4. Du Canal San Pietri : « L’Aide de Camp CLOUET fait un rapport sur une reconnaissance du canal San Pietri, des points d’attaque éventuel de l’île de Léon, et sur l’état du terrain de la région du

canal, qu’il accompagne de différents croquis. Il fait d’autres rapports, écrit de Port Ste Marie et Puerto Réal, concernent la progression de l’ennemi sur la route de Puerto Réal à Chiclana et sur une reconnaissance effectuée dans les salines proches de Larraca et du port de Suazo. »​

5. De Port Sainte Marie : « Le Général LERY fait un rapport sur l’état du fort Ste Catherine et du pont de San Pedro. »

6. De Pueto Réal : « Le Général d’Artillerie D’ABOVILLE, fait un rapport sur les opérations d’artillerie devant Cadix. »

7. De Chiclana : « Le Général de Brigade SEMELLE, Baron d’Empire et Chef d’Etat Major de SOULT, fait un rapport, accompagné de tableaux, sur l’armement des batteries de côtes du Guadalquivir jusqu’au fort de Santi Pietri. »

8. De Grenade : « Lettre du Général SENARMONT, demandant la possibilité d’implanter une fonderie d’armes à San Miguel près de Ronda. »

​​

​. Le 19 février 1810 : Siège de Cadix :​

​. Du 23 au 25 février 1810 : Combat durant le siège de Cadix :

Premiers assauts sont dirigés vers le centre du dispositif. Les 25 et 26, les attaquent sont orientés à droite et à gauche, et se renouvellent tous les jours.​​

​. Le 1er mars 1810 à Bordeaux : Organisation du 2ème Bataillon de guerre des Ouvriers.

Suite à la décision prise par l’Empereur, le 3 janvier dernier, un deuxième bataillon de guerre est organisé à Bordeaux, et prend la dénomination de « 2ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine » auquel on adjoint, comme pour le premier bataillon de guerre en Autriche, des marins du 43ème Bataillon de Flottille Impériale venant de Boulogne.

Cette unité mixte spécialement affectée à l’Espagne, prend le nom de « 2ème Régiment de Marine ou 2ème Equipage de Marine », selon les sources de temps. Elle est sous les ordres du Capitaine de Vaisseau SAIZIEU, détaché du corps des Marins de la Garde, qui fera fonction de Colonel. Le Chef de Bataillon BUTREAU commandera le bataillon d’Ouvriers, et le Capitaine de frégate BEDEL-DUTERTRE, celui des marins. Le Capitaine DAVIEL, ingénieur de la Marine, qui arrive de l’arsenal d’Anvers, sera attaché à l’état major du corps.

DEUXIÈME RÉGIMENT DE MARINE

15 mars 1810 au 19 mars 1813

  • État Major

  • Colonel

  • Capitaine de vaisseau SAIZIEU

  • (Louis, Pierre, François, Barthélemi)

  • (Corps des Marins de la Garde)

  • Major

  • Capitaine de frégate BEDEL DUTERTRE

  • Adjudant-Major

  • Capitaine Bernard

  • Quartier Maître

  • EUDES

  • Chirurgien Major (?)​​

Presque tous les officiers du bataillon d’Ouvriers militaires proviennent du corps de l’Artillerie de Marine. Ce bataillon de guerre fera toute la Campagne d’Espagne, du 15 mars 1810 au 19 mars 1813. Il sera successivement commandé par les chefs de Bataillon BUTREAU, puis en 1813, par FRABOULET DE VILLENEUVE (2ème Régiment d’Artillerie de Marine).​​

. Mars 1810 :

Le capitaine de vaisseau BASTE, nouveau Comte de l’Empire, commandant le 1er Régiment de Marine (1er Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine et 44ème Equipage de Flottille) est envoyé en Espagne.​​​ ​. Le 05 mars 1810 : Départ de Bordeaux .

Les Ouvriers et marins quittent Bordeaux et prennent la direction de Bayonne.

. Le 13 mars 1810 : Bayonne.

Arrivée des Ouvriers et Marins. Ils doivent s’y reposer et attendre le premier corps d’Ouvriers et Marins de Baste, qui vient d’Allemagne.

. 15 Mars 1810 : Louis SAIZIEU (Ecrit parfois SAISSIEUX) & Auguste MASQUELEZ.

Le 2ème Régiment de marine (2/43) de SAIZIEU entre en Espagne. Un nouvel ingénieur de la Marine, ayant le grade de Capitaine, faisant fonction de Chef de Bataillon, dénommé Auguste MASQUELEZ (du 3ème Bataillon de l’Escaut), est affecté, dès le 15 mars 1810, en Espagne, en qualité de Directeur des constructions. Il deviendra adjoint provisoire au Quartier Général du Maréchal SOULT en 1811. (Sources : CC3 – 2799)

. Mars 1810 :

65 Marins de la Garde sont avec le Maréchal BESSIERE en Espagne et 23 autres sont à Santander.

. Le 13 mars 1810 : Combats durant le siège de Cadix :​​​ ​. Le 20 mars 1810 : Bordeaux.

Départ de Bordeaux d’un détachement du 2ème Régiment de Marine.

. Le 20 mars 1810 : Malaga :

Les troupes du général PERREIMOND quittent Malaga ne laissant aucune garnison dans la ville. Plusieurs corps d’insurgés, environ 8 000 hommes, établis dans les montagnes de Ronda en profitent et commettent de nombreux excès sur la population. Cependant, un détachement français d’arrière garde, sous les ordres de l’Adjudant Commandant BERTON, revient sur ses pas, attaquent et repoussent les insurgés sur les hauteurs du vieux château, laissant près de 200 hommes sur le terrain.

. Le 21 mars 1810 : Prise de Ronda (Andalousie).

Par PEYREMOND.

. Le 27 mars 1810 : Cadix.

Fin des attaquent journalières contre les défenses de Cadix.

. Le 7 avril 1810 : Combats durant le siège de Cadix :​​​

. Le 7 avril 1810 : Sur les Pontons en Rade de Cadix :​

​. Du 7 au 23 avril 1810 : Correspondances diverses.

  1. De Chiclana & Port Sainte Marie : « Lettres du Maréchal VICTOR, relatives aux positions des insurgés dans la Sierra de Ronda et de la nécessité d’occuper Aljeciras (Algésiras) et Tarifa. Il aborde, de nouveau, les difficultés rencontrées lors des combats de l’île de Léon et la mise en activité des batteries contre le fort de Matagorda (Ecrit parfois Matagordo) ».

  2. De Cordoue ou Corfou : « Le Ministre de la Guerre du Roi Joseph, M. O’FARILL, transmet un rapport du Général SALCEDO sur les travaux effectués dans les ports de la Rota, San Lucar, Port Sainte Marie et Puerto Réal. »

. Le 11 avril 1810 : Prise du Fort de Matagorda :

Après 10 jours de siège le fort est pris, le Général d’Artillerie Antoine De SENARMON indique les points principaux où il faut établir les batteries de siège. Des obusiers – canons dits à la VILLANTROYS (du nom de l’inventeur) sont installés pour bombarder le fort du Trocadéro, qui sera bientôt pris. D’autres obusiers du même type sont actuellement fondus à Séville pour compléter les batteries de siège. (Nota : Malheureusement, les bombes de 12 pouces ne répondirent pas aux espérances des assiégeants.)

. Le 13 avril 1810 : Ile Saint Louis.

Les français se présentent devant l’île Saint Louis, à la pointe du Trocadéro, et jusqu’au Rio San pietro.

. Le 21 avril 1810 : Fort de Matagorda :

​​.Information : de mai à septembre 1810 : A VOIR ! ! !

le 44ème de flottille de trouve à Burgos, Soria, Almazan, Valladolid

. Le 26 avril 1810 :

Le Général EBLE, rentré en France le 1er février 1810, a rejoint l’armée du Portugal pour faire fonction de Commandant de l’artillerie.

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