Campagne d'Espagne et Portugal - Mai à Décembre 1810

.Le 3 mai 1810 : Ronda.

Cette ville est assez isolée et sa population hostile aux troupes françaises qui occupent ce poste. Le Colonel VINOT, du 2ème régiment de Hussards est gouverneur de la place. Il est subitement attaqué par 6 000 insurgés sous les ordres du général GONZALES. Mais la petite garnison française résiste et finit par mettre en déroute les insurgés dont les pertes sont importantes.

. Du 8 au 24 mai 1810 : Correspondances diverses.

  1. De Chiclana et Port Sainte Marie : « Lettres du Maréchal VICTOR, relatives aux renseignements pris sur les troupes Anglo-Espagnoles défendant Cadix et l’île de Léon, et donnant état des retranchements, redoutes et batteries construites devant Cadix, suivi d’un rapport concernant les troupes présentes et l’état de la flottille. Il signale l’arrivée du Général MARANSIN à Arecs et enfin l’attente du Général LATOUR-MAUBOURG pour assiéger TARIFA. Il est joint à ce rapport un Etat des armements de la Marine et un autre sur le pillage des magasins, établi par le commandant des marins à San Lucar ( Peut être du Colonel SAIZIEU) »

. Le 16 mai 1810 : Affaire des pontons de Cadix.

800 autres prisonniers français parviennent à s’évader du Ponton La Vieille Castille, dont de nombreux marins de l’escadre de ROSILLY, et plusieurs Marins de la Garde pris à Baylen.​

. Le 21 mai 1810 : Prise du Fort de Motagorda ou Motagordo.

Le fort est pris après quelques combats.

. Le 21 mai 1810 : San Sébastian (Navarre):

Lors de l’entrée du bataillon de guerre d’Ouvriers et Marins, un petit détachement du 43ème de Flottille a été laissé dans la place de San Sébastian.

. Du 24 mai au 1er juin 1810 : Correspondance diverses.

  1. De Puerto Réal : Lettre du Général GARBE, donnant rapport sur le blocus de Cadix et les préparatifs du siège.

. Le 27 mai 1810 : Combats divers dans la Rade de Cadix :​​

. Le 30 mai 1810 : Ciudad Rodrigo :

NEY investi la ville et fait jeter deux ponts, dont l’un en amont et l’autre en aval de la place.

. Mai 1810 : Burgos :

Le 1er Régiment de Marine (1/44) de Baste est à Burgos. Il sert à Soria, Almazan et Valladolid, jusqu’en septembre.

. Le 6 juin 1810 : Prise de Ciudad Rodrigo (Léon) :

MASSENA et NEY font le siège de la place qui tombera le 10 juillet suivant.

Le 8 juin 1810 : Port Sainte Marie (Andalousie) : Formation d’une section de Marine.

Tous les marins (de la Garde et des classes) évadés des geôles espagnoles sont réunis en une section de Marine à trois compagnies et aussitôt employées au siège de Cadix sous les ordres du Capitaine de frégate Melchior VATTIER et du Lieutenant de Vaisseau Jean GRIVEL (Garde Impériale). Cette section est passée en revue sur la place de Palme, au Port de Sainte Marie, par le général de brigade SEMELLE, accompagné du Sous Inspecteur aux Revues, Martin CHAUSSEROUGE. Composition :

  • 1ère Compagnie : 60 marins de la Garde dont 2 officiers.

  • 2ème Compagnie : 48 marins des classes dont 18 officiers.

  • 3ème compagnie : 20 artilleurs de la marine des 1er, 2ème, 3ème et 4ème Régiment, sans officier.

Afin de protéger les batteries de côte contre les attaques réitérées des canonnières ennemies, les Marins de la Garde sont chargés, par le maréchal, de constituer les équipages d’une petite flottille, capable de s’opposer à celle de l’ennemi. Ces marins sont chargés de s’emparer de toutes les canonnières, péniches et embarcations diverses trouvées dans l’arsenal de Caraque, et les ports de Port Royal, Sainte Marie, Rota, San Lucar etc. Dès l’arrivée des Ouvriers de la Marine, ces embarcations seront réparées et transformées en canonnières.

. Du 10 au 24 juin 1810 : Correspondances diverses.

  1. De Chiclana : « Lettres du Maréchal VICTOR, proposant une expédition dans les montagnes afin d’empêcher les insurgés d’emmener des bestiaux à Gibraltar. Il expose son sentiment sur les travaux de siège devant Cadix et l’île de Léon et sur l’occupation, par l’ennemi, d’Urbique. »

  2. De Séville : « Rapport du Colonel BERGE, Chef d’Etat Major de l’Artillerie, sont joints des Etats de situation générale, nominatif des officiers et employés d’artillerie de la place, des bouches à feu et des munitions pour le siège de Lérida et de Cadix. »

. Arrêté du Maréchal SOULT, Duc de Dalmatie, pour la confection des effets d’habillement pour les prisonniers et militaires isolés.

. Le 19 juin 1810 : Combat durant le siège de Cadix :​

. Le 20 juin 1810 : Place de Cadix, Information.

Le Duc d’Orléans, futur Roi Louis Philippe (1777-1850) débarque d’un vaisseau Anglais à Cadix et offre ses services aux Espagnols. Il est reçu avec égard, mais sa proposition est refusée. Le 3 octobre suivant, déçu et mécontent, il rembarquera pour l’Angleterre.

. Le 24 juin 1810 : Siège de Ciudad-Rodrigo :

Le Général EBLE commande l’Artillerie.

. Etat des pertes des officiers du Génie :​

. Le 1er juillet 1810 : Combat durant le siège de Cadix :​​

Du 27 juin au 10 juillet 1810 : Correspondances diverses.

  1. De Madrid : « Lettre du Général DAULTANNE, demandant le retour de certaines unités d’Andalousie, dont les marins de la Garde, sur Séville, et sur l’augmentation du nombre des brigands en Biscays et en Navarre… ». « Lettre du Maréchal SOULT sur les subsistances en Andalousie et sur les équipages d’artillerie de Montagne. »

  2. De Rambouillet : « Lettre du Maréchal DAVOUT, Prince d'Eckmühl, concernant les ordres aux Général SUCHET, REILLE et DORSENNE pour défendre le fort de Méquineza et réunir des magasins à Burgos et enfin l’envoi de troupes de marins sur Valladolid et Bayonne, accompagné d’un Etat d’effectif des troupes de la Marine, établis par l’Intendant Général de Madrid. »

(Les marins serait du 44ème de flottille)

. Le 6 juillet 1810 : Affaire de Siguenza.

Le Général Hugo, qui occupe la ville de Siguenza, est attaqué par la bande de l’IMPECINADO, chef de guérillas. Malgré leur supériorité, les espagnols sont battus et laissent de nombreux morts sur le terrain.

. Le 9 juillet 1810 : Soria :

Le Colonel BASTE et son unité (1er Régt de Marine), qui arrive d’Autriche, passe, le 9 juillet, à Soria, et se dirige maintenant sur Madrid. Quand, il apprend qu’un parti d’irréguliers se trouve à Almazan, sur le Duero, fort d’ environ 2000 hommes.

Le 10 juillet 1810 : Combat d’Almazan à 35 km au sud de Soria :

De grand matin, à la tête d’une colonne de 1000 hommes (marins et ouvriers réunis) il cerne la ville. Le combat s’engage vivement et la ville est enlevée à la baïonnette. Les espagnols perdent 330 hommes et 500 autres sont blessés ou prisonniers. Les pertes françaises sont d’une centaine de tués et de blessés, tant ouvriers que marins, soit 7 officiers du 44ème et 6 du 2ème Bataillon d’Ouvriers Militaires, dont :

. Le 13 juillet 1810 : Correspondance diverses.

  1. De Chiclana : « Lettre du Maréchal VICTOR, réclamant l’envoi d’autres mortiers qui se trouvent à Séville, pour bombarder Cadix et la flotte qui s’y trouve. Il donne des instructions sur les mouvements du Général LASEY pour occuper les montagnes de Ronda et couper les approvisionnements de Cadix où des échos de révolte de la populace, contre la Junte, ont été entendus. »

  2. « Une lettre du Colonel BLAKE contient un rapport sur l’affaire d’Almazan, le 10 juillet dernier, contenant un plan aquarellé de la ville et un Etat des officiers du 44ème Bataillon de la flottille de la Marine daté de Soria. »​

. Le 15 juillet 1810 : Ronda.

Les insurgés occupent toujours les montagnes autour de Ronda. Le général REY fait un raid surprise qui fait 400 tués parmi les espagnols et disperse les autres, dont beaucoup sont prisonniers dont le colonel VALVIDIA.

. Le 18 juillet 1810 : Siège de Cadix.

Les travaux de siège sont achevés, le blocus de la place peut commencer. Le général d’artillerie SENARMONT commence le pilonnage de la place. SOULT et VICTOR disposent de 15 000 hommes de troupe pour investir Cadix, ce qui est insuffisant pour une telle tâche. Mais les deux généraux ne s’entendent pas vraiment, et SOULT enlèvent des troupes pour sécuriser les montagnes de Ronda et le comté de Niebla, ce qui rend le siège plus difficile.

. Du 28 juillet 1810 au 25 août 1812: Siège de Cadix: (9 février 1812 A voir)

. Construction de redoutes autour de Cadix :

Le Duc de BELLUNE ordonne à son Génie de construire une ligne de redoutes autour du port pour renforcer le siège de Cadix.

. Août 1810 :

Le 1er Régiment de Marine (1/44) du Colonel BASTE et le second (2/43) du Colonel SAIZIEU, continuent leur route en direction de Cadix. Ils traversent la Vieille Castille, passe Madrid et continuent par Tolède en Nouvelle Castille. Ils entrent en Andalousie et font étape dans les localités de La Caroline, Linares, Baylen et se dirigent vers Cordoue en suivant le fleuve Guadalquivir. Sur la route de Baylen à Andujar, la colonne est de nouveau attaquée par des guérilleros en grand nombre. Au cours de l’engagement plusieurs marins et ouvriers sont mis hors de combat dont un officier du 43ème de Flottille blessé, le Lieutenant (Enseigne de vaisseau) GOURDAN.

Dès leur arrivée, les marins et ouvriers (2/43 & 1/44) participent aux travaux de siège, d’autres secondent les Marins de la Garde, pour renforcer et armer la petite flottille. Le Colonel SAIZIEU fait construire quatre canonnières sur les plans de l’ingénieur DAVIEL.

. Du 1er au 17 août 1810, Cadix : Correspondances diverses.

  1. De Port Sainte Marie : « Lettre du Général SALCEDO, donnant un rapport de la Vigie et un projet d’organisation de la flottille du Trocadéro. Joint un autre rapport de 14 pages, relatif au siège de Cadix, fait par le Général GARBE de Puerto Réal. »

  2. « Lettre du Colonel SAIZIEU dans laquelle il explique les causes du retard de la flottille de San Lucar. »

. Le 11 août 1810 : Combat de Villagarcia (Andalousie) :

GIRARD bat LA ROMANA.

Le 13 août 1810 : Départ de BASTE pour la France.

Le Colonel BASTE est rappelé en France. Il doit être affecté à l’arsenal d’Anvers afin d’y reconstituer une flottille pour défendre les bouches de l’Escaut. Il part avec un détachement de son unité mais le gros du 1ème Régiment de Marins et d’Ouvriers (1/44) reste en Espagne sous les ordres du Colonel SAIZIEU, d’autres, doivent se rendre à l’Armée du Portugal sous MASSENA pour être attachés à l’escorte de son état major et renforcer les troupes du Génie.

. Le 23 août 1810 : Siège d’Almeida :

. Le 24 août 1810 : Combat de Rio Tinto et Moguer (Andalousie) :

Le Colonel REMOND contre COPONS.

. Le 25 août 1810 : Sur la route de Burgos (Vieille Castille).

Un convoi de la poste escorté par des Marins et Ouvriers est attaqué par des bandits. Plusieurs soldats sont blessés dont :​​ . Du 17 au 31 août 1810, Cadix : Correspondances diverses.

  1. De San Lucar : « Lettre du Colonel SAIZIEU, relative aux projets d’organisation de la Flottille. »

. Septembre 1810 :

Affectation à l’Armée du Portugal (Ml MASSENA) de 924 marins du 1er régiment de Marins et d’ouvriers (1/44). (Ils retraiteront ensuite avec MARMONT en juin 1811)

. Le 14 septembre 1810, Almeida, Portugal :

MASSENA quitte Almeida, passe par Celorico, et la vallée du Mondego.

. Le 14 septembre 1810 : Affaire devant Cadix :

Plusieurs petits combats s’engagent devant Cadix, quelques hommes sont tués ou blessés dont​​ :

. Le 19 septembre 1810, Portugal :

MASSENA, marche sur Lisbonne. Il entre à Viseu et reprend sa route en laissant un détachement sur place.

. Le 25 septembre 1810, Portugal :

Il traverse Tondella et se dirige vers Mortagorda.

. Le 26 septembre 1810, Portugal :

Il arrive à Mortagora par la rive droite d’un ruisseau nommé le Criz.

. Le 27 septembre 1810. Bataille de Bussaco, Portugal :

Il rencontre l’armée de WELLINGTON. Résultat de la bataille reste indécis.

. Le 28 septembre 1810, Portugal :

N’ayant pu battre WELLINGTON, il parvient cependant à contourner les positions ennemies, obligeant l’Anglais à reculer. Mais les pertes sont lourdes, MASSENA est contraint de se replier jusqu’à Coïmbre.

. Le 1er octobre 1810, Coïmbre, Portugal :

MASSENA passe par Sampaya, Ponte de Murcelha et entre à Coïmbre, où il s’installe.

Information : Le Général du Génie EBLE commande 4 compagnies du 1er Bataillon de Pontonniers et 1 compagnie du 2ème Bataillon.

. Octobre 1810 : Siège de Cadix.

La construction de redoutes autour de Cadix continue. Le Génie Duc de BELLUNE réalise une ligne de défense autour du port de Cadix dont les abords sont marécageux. Au fur et à mesure de leur arrivée, les marins et ouvriers sont affectés aux travaux du siège et à la construction des embarcations, d’autres vont renforcer les équipages de la petite flottille.

. Le 2 octobre 1810, Cadix : La Flottille du Trocadéro.

Plusieurs chantiers de construction et de réparation sont répartis sur la côte dont un à Puerto Réal sur le Guadalquivir. Après plusieurs semaines la flottille se compose déjà d’une centaine d’embarcations transformées en bateaux canonniers. Celui du Colonel qui se nomme « Le MISTICK ou « Mistic Portugais », selon les sources. La flottille effectue de nombreuses sorties pour transporter vivres, matériels, munitions et troupes, mais elle est fréquemment attaquée par celle des Anglo-espagnoles. Elle participe à de nombreux combats dont l’affaire dite de San Lucar.​

. Le 3 octobre 1810 (Matin): MASSENA quitte Coïmbre :

Le Corps de MASSENA comptait 49 809 soldats d’infanterie, 8 419 cavaliers, 6 822 Artilleurs et Génie (Généraux EBLE et LASOUSKI) et un bataillon de 924 marins du 44ème de flottille et d’Ouvriers Militaires (1/44). Les pertes à la bataille de Bussaco, le 24 septembre dernier, furent sensibles : 521 tués et près de 3 600 blessés, dont la plupart intransportables, faute de moyen de locomotion. MASSENA décide alors de les laisser dans le couvent de Santa Clara. Pour les garder, il laisse un détachement composé de 2 lieutenants et 80 marins du 44ème de flottille. Attaqués par les Portugais du Colonel TRANT, dès son départ, les marins se battent jusqu’à épuisement de leurs cartouches et finissent par déposer les armes. Les Portugais ont 3 tués et dénombrent 26 blessés.

. Extrait des mémoires du Gl MARBOT, alors aide de camp du Maréchal MASSENA :

« … Je m’étonnais que Masséna, prêt à joindre les rives du Tage, où il allait avoir besoin de matelots, sacrifiait une demi compagnie de ces hommes précieux et si difficile à remplacer, au lieu de laisser à Coïmbre de moins bons fantassins… En effet, l’armée française s’étant éloignée de Coïmbre le 3 octobre au matin, les miliciens portugais y pénétrèrent le soir même et se portèrent en foule au couvent, où nos malheureux blessés s’étant barricadés, après avoir acquis la triste certitude que MASSENA les avait abandonné, se préparèrent à vendre chèrement leur vie contre les paysans miliciens qui menaçaient de les égorger. Dans cette pénible situation, les lieutenants de marine tinrent une conduite vraiment admirable ; aidés des officiers d’infanterie qui se trouvaient parmi les blessés… »​​​

.Octobre 1810 : Armée du Portugal : MASSENA traverse Redinha, Pompal, Leira, Alemquer et Villafranca où il atteint le Tage.

. Du 3 au 13 octobre 1810, Cadix : Correspondances diverses.

  1. Lettre du Général SENARMONT : Donnant rapport sur les fonderies de Séville.

  2. Lettre du Général SEBASTIANI : Relative à son départ pour Malaga dans le but d’enlever le fort de Marbella.

  3. Lettre du Capitaine BURGES-MISSIESS : Donnant l’état d’organisation de la Flottille, des transports et des bâtiments existants sur le Guadalquivir.

  4. De Chipiona : Lettre du Lieutenant de vaisseau GRIVEL : Sur la prise de possession de 2 canonnières pour la reconnaissance de la côte.

  5. Lettre du Colonel BERGE : Annonçant la mort du Général SENARMONT et celle du Colonel DEGERME.

. Le 6 octobre 1810, Coïmbre (Portugal) :

Les Français retranchés dans le couvent de Santa Clara à Coïmbre, subissent les attaques répétées des insurgés. Lors du combat d’aujourd’hui, les assaillants laissent sur le terrain 3 tués et 26 blessés.

. Le 8 octobre 1810, Torres Vedras (Portugal) :

WELLINGTON s’installe sur ses positions à Torres-Vedras dont les fortifications ont été renforcées de longue date pour barrer la route de Lisbonne. 3 lignes de fortifications dont la première est longue de 40 Kms, comportent 126 ouvrages armés de 247 canons.

. Les 9 et 10 octobre 1810, Torres Vedras (Portugal) :

L’avant-garde de MASSENA se heurte aux lignes de Torres-Vedras.

. Du 13 au 27 octobre 1810, Cadix : Correspondances diverses.

  1. De Port Sainte Marie : Lettre du Maréchal VICTOR : Il prévient que la flottille est prête à sortir du Guadalquivir.

  2. De Port Sainte Marie : Deux lettres du Général SEMELLE : Relatives aux forces ennemies près du port de la Rota et un Etat de la flotte arrivée à Port Sainte Marie, venant également de la Rota. Il annonce le départ de la compagnie de sapeurs Polonais qui doit travailler au siège de Cadix.

. Le 24 octobre 1810 : Cuidad Rodrigo :

​​. Le 26 octobre 1810 : Siège de Cadix :​

​. Le 31 octobre 1810, Cadix :

Afin de soustraire la flottille aux attaques ennemies, le Colonel SAIZIEU décide de la réunir à Port Sainte Marie où elle sera en sécurité sous les batteries côtières françaises.

. Le 1er novembre 1810, Cadix : Correspondance diverses.

  1. Lettre du Général LERY accompagné d’un Etat du personnel du Génie, d’un autre sur le matériel du Génie de l’Armée d’Espagne, comprenant chaque division de l’Armée du Midi (avec la flottille) et de l’Armée du Portugal et d’un troisième sur le matériel d’artillerie en Espagne.

  2. Lettre du Maréchal VICTOR relative à la flottille sur le point de se rendre au Trocadéro accompagné d’un rapport sur les opérations de celle-ci.

. Le 2 novembre 1810, Cadix : Flottille à pied.

La flottille Anglo-Espagnole tente plusieurs attaques, mais ses assauts sont sévèrement repoussés. Durant toute la durée du siège de Cadix, les Ouvriers s’évertuent à entretenir la flottille pendant que les marins se chargent de tenir le canal de San Pietri que doit prochainement traverser le gros des troupes de VICTOR. Les deux routes d’accès sont tenues par celles du Général anglais KEATS. Afin de soustraire la flottille du feu des anglais et considérant que certaines canonnières sont relativement légères, le Colonel SAIZIEU décide de leurs faire traverser un isthme ensablé d’une longueur de 1 500 mètres et cela sur des charrettes réquisitionnées . Tirées, pour la plupart à bras d’hommes, 65 embarcations font la traversée sous le feu de l’ennemi, du Rio Petro au canal du Trocadéro qui mène à celui de San Pétri, puis à Port Sainte Marie. Cependant comme ce mode de transport n’est pas possible pour les plus grosses embarcations, les canonnières restantes doivent traverser la rade par la mer et quoi qu’inférieures en nombre, elles parviennent à soutenir les attaques ennemies. Des matelots des 43/44èmes et des Ouvriers sont répartis sur toutes les chaloupes canonnières. Celle de tête « Le Mistick » est conduite par les Marins de la Garde, dirigée par le Maître d’équipage François BOYARD, les autres suivent à la file. La flottille part de San Lucar, doublent la pointe de Chipiona, traversent la rade jusqu’à Port Sainte Marie pour rejoindre ensuite le Trocadéro, (Son fort a récemment été pris par les français). Quelques embarcations serrant trop près la terre sont mises « au plein », toutefois, la flottille met 24 heures pour se rallier.

Il reste encore 4 à 5 milles de mer à traverser, dont l’ennemi est encore maître. Il est impossible d’éviter la confrontation, et le lendemain vers 2 heures de l’après midi, favorisé par un vent modéré, le Colonel SAIZIEU met à l’avant garde le Lieutenant de vaisseau GRIVEL et à l’arrière garde le Major PICARD. La flottille ennemie ne tarde pas à arriver sur « le largue en ligne de font » (Sic) et fait « grand feu ». Dans sa position, battant par l’avant, la flottille française ne peut riposter. En se rapprochant, les anglo-espagnols veulent faire vent arrière pour attaquer de près, mais les matelots tirent une grêle de balles à portée de pistolet qui tue de nombreux marins ennemis et déconcerte les autres. La flottille, prenant de l’avance, poursuit son chemin sans s’écarter d’un seul degré et arrive à Port Sainte Marie « Haut la main », sans aucune avarie apparente grave. Les voiles de plusieurs canonnières sont percées par des boulets ainsi que la coque de quelques-unes. Les français perdent peu de monde dans cette affaire. Le Matelot de la Garde HARQUOIN a la cuisse droite emportée par un boulet. (Nota : Il sera chevalier de la Légion d’Honneur en 1813 à la demande du Vice amiral GANTEAUME, Colonel du corps).

Ce petit combat est un spectacle pour l’armée française qui borde un côté de la baie. Les maréchaux (dont SOULT) viennent eux mêmes accueillir la flottille dont la barque d’avant garde, qui semble-t-il n’avait pas été touchée, coule bas en arrivant à quai. (D’après les mémoires inédites du Vice amiral GRIVEL)

. Etat des pertes à l’affaire de San Lucar :​​

Le 4 novembre 1810 : Combat de Rio Almanzor (Andalousie) :

SEBASTIANI Disperse les troupes de BLAKE.

. Du 1er au 10 novembre 1810, Cadix : Correspondance diverses.

  1. De San Lucar & Port Sainte Marie : 6 lettres du Colonel SAIZIEU, relatives au départ de la division de Rota pour Port Sainte Marie, donnant un Etat des canonnières et felouches (sic) de l’expédition de la flottille, et sur son trajet de San Lucar à Port Sainte Marie, ainsi que de l’attaque anglo-espagnole essuyée. Il transmet également une liste des militaires qui se sont distingués et celle des blessés. Il fait également un rapport sur la prise d’un corsaire par l’ennemi.

  2. De Fuentes Réal & Port Sainte Marie : Lettre du Général LERY, donnant un Etat de situation de la flottille à Chiclana et des bateaux de correspondance à Séville. Il informe du refus de la municipalité de Chipiona de payer pour la construction du chemin allant de San Lucar à Sainte Marie. Il signale également qu’il y aurait une épidémie de fièvre jaune entre Cadix et Gibraltar.

  3. De Puerto Réal : Lettre du Général D’ABOVILLE, relative à la perte du Général SENARMONT, tué par un obus, en compagnie du Colonel DEGENNES et du Capitaine PINODELLE à la redoute Villate. Puis à son embaumement et à la prise de commandement en remplacement de celui-ci.

  4. Port Sainte Marie : Lettre du Maréchal VICTOR, sur le même sujet.

  5. Lettre du Maréchal DAVOUT, Prince d'Eckmühl : Sur la nomination du Général RUTY au titre de Commandant de l’Artillerie de l’Armée du Midi (Suite à la mort du Général SENARMONT) et celle du Général GAZAN au titre de Chef d’Etat-Major de l’Armée du Midi.

  6. Lettre du Commandant Général de la Marine, le général SALCEDO : Il demande un Etat pour l’armement de la flottille, les canonnières et les bâtiments de transport de Port Sainte Marie. Il réclame également du charbon pour les forges.

  7. Port Sainte Marie : Lettre du Général D’ABOVILE, donnant rapport sur la fabrique de salpêtre de l’Alcazar de San Juan, dans la Manche, avec les avantages qu’elle apporte, et un Etat du matériel de la Division DESSOLLE.

  8. De Séville : Lettre du Général BOURGEAT, dans laquelle il rend compte des épreuves de l’obusier-canon, dit à La Villantroys, joint 10 pages de procès verbal de ces épreuves dont une note sur le moyen d’envoyer les bombes et un dessin aquarellé de l’obusier.

. Le 14 novembre 1810, 3ème Campagne du Portugal :

MASSENA s’installe fortement sur Santarem et Thomar, face à WELLINGTON, en attendant les résultats de la mission du Général FOY qui devrait arriver de Paris vers la fin novembre. Le Maréchal voulait descendre le fleuve et après l’avoir traversé pour s’emparé de la presqu’île où se trouvent les villes de Palméla et Setubal. Il souhaite se rendre maître du cours du Tage et des hauteurs, afin de pouvoir bombarder Lisbonne. Il fait construire et réparer 200 bateaux. Tous les préparatifs sont terminés, lorsque MASSENA reçoit l’ordre formel de Paris, de ne rien tenter.

. Le 20 novembre 1810 : Combat de Punhete (Portugal) :

LOISON bat les Anglo-Portugais.

. Du 24 novembre au 4 décembre 1810, Cadix : Correspondances diverses.

  1. Port Sainte Marie : Lettre du Général SEMELLE, donnant les détails et résultas de l’attaque de la baie de Port Sainte Marie, et du fort Ste Marie avec joint le rapport du Général D’ABOVILLE concernant l’attaque. Note sur le prochain départ d’un convoi de la baie de Cadix et le projet d’une compagnie à Arcos.

  2. Port Sainte Marie : Lettre du Général D’ABOVILLE, dans laquelle est jointe un tableau de l’organisation de l’artillerie du 4ème Corps et sur les mines de plomb de Linares.

  3. De Puerto Réal : Lettre du Général GARBE, indiquant qu’il renonce au passage de la flottille par mer et son entrée dans le canal du Trocadéro.

Du 5 décembre au 16 décembre 1810, Cadix : Correspondances diverses.

  1. De Port Sainte Marie : Lettres du Général D’ABOVILLE, relatives au nombre de canonnières qu’il juge insuffisant, à l’envoi de canons de siège pour la redoute proche du récif et au projet de formation de l’équipage de siège.

  2. De Port Sainte Marie : Lettre du Maréchal VICTOR, sur les difficultés de navigation de la flottille du Trocadéro et l’envoi d’une batterie à la redoute Napoléon.

  3. De Port Sainte Marie : Lettre du Colonel SAIZIEU, demandant des obusiers et de la mitraille pour l’armement de la flottille.

  4. Lettre du Général SALCEDO, commandant la Marine : Relative à la suspension de la construction des canonnières par manque de matériaux, qu’il réclame instamment pour renforcer la flottille.

  5. De Port Sainte Marie : Lettre du Maréchal VICTOR, relative aux ordres donnés pour la réunion des transports à Médina Sidonia et les moyens de la Marine pour concourir à l’attaque de l’île de Léon et de Cadix.

  6. 2 lettres du Maréchal DAVOUT, Duc d'Eckmühl : Donnant la liste des officiers du 2ème Régiment de Marine (2/43) et sur l’ordre réitéré d’une marche sur le Tage.

  7. Lettre de M. CANELAUX : Sur l’équipage du bateau canonnier « Le Mistic Portugais » et le chargement capturé par le Corsaire François MEDELLIN.

. Du 27 au 31 décembre 1810, Cadix : Correspondances diverses.

  1. De Port Sainte Marie : 3 lettres du Général SEMELLE, donnant rapport sur les mouvements et les opérations, et donnant l’arrêté du Maréchal VICTOR relatif à la construction de péniches et de pontons sur les chantiers de Puerto Réal.

  2. Lettre du Général D’ABOVILLE : Donnant rapport sur l’attaque de Puerto Réal et du fort Ste Catherine.

  3. Lettre du Colonel SAIZIEU : Sur l’arrivée de la flottille au complet au Trocadéro.

. Le 14 décembre 1810. Combat à Puerto Réal :

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